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de Robinson Cros öi 2.35 entière dé la vérité; & s'il' réuffit a 'infpirer la religion chrétienne a. fa pauvre-femme , je ne faurois jamais croire qu'il périra lui-même. Ma joie eft donc fondée quand je vois quelqu'un approcher de la véritable églife ,. quoiqu'il n'y entre pas auffi-tot que je le fouhaiterois. Ilfaut s'en fier, pour la petfection de ter ouvrage , a Dieu qui 1'acheveta lorfqüil le trouvera a propos.' Je,ferois. charmé , je vousprotefte, fi tous les fauvages reffembloient a cette bonrie femme , dulTent-ds être d'abotdtous proteftans; & je ctoirois fermementque Dieu, ayant commencé a illuminerleur efprit, leura-ecorderoit de plus en plus les lumières' d'en haut, &t les .feroit entrer a la fin dans le fein de fon 'églife.

J'étois furpris.de la fmcérité de cepieuxpapifte, a mefure que j'étois convaincupat la force de fon raifonnement; & je me mis d'aborddans 1'efprir, que fi une pareille modération étoit générale parmi les hommes , nous pourrions être toiis chrétiens catholiques , quelle que put être la différence de nos fentimens particuiiers, & que eet efprit de charité nous conduiroit bientót tous, aux mêmes principes. Comme il croyoit qu'une pateille tolérance nous rendroit tous catholiques, je lui dis que je m'imaginois que fi tous les membres de fon églife étoient capables d'une cjaatfiré pareille, ils feroient bientot tous protef-

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