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Voyages imaginaires, songes, visions, et romans cabalistiques. [...] Tome vingt-neuvième. III{e} division de la première classe, contenant les voyages imaginaires allégoriques.

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de Campagne. j6i lieu d'une grande compagnie, oü régnoit Ia liberté, malgré le plaifir que je fentois,, & le plaifir extreme que M. d'Arcire avoit de me parler , j'évitai fa converfation avec tant de foin , qu'en quatre jours qu'il refta dans cette maifon avec nous , il n'eut pas la douceur de me dire un mot en particulier. Mes raifons pour garder cette conduite étoient qu'un homme qui arrivoit fi promptement dans un lieu dont il connoiffoit a peine le maitre, faifoit un trait de paffion vive , dont je ne manquerois pas de paroitre 1'objet, puifqu'il ne connoiffoit particulièrement que ma mère & moi. Vous voyez que j'étois une perfonne fenfée, & que je penfois affez jufte. On n'en devina pas moins fon fecret ; mais au moins je ne pus être accufée d'être de moitié.

Monfieur d'Arcire fe fervoit d'un autre Iangage qui lui étoit permis : il me regardoit avec ardeur ; & cherchant dans mes yeux la caufe de ma févérité , je ne fais s'il la devina , ou fi une certaine joie douce qu'il voyoit briller dans mes aftions , lui fit conjeöurer qu'il n'étoit point maf avec moi. Mais après avoir bien fait des tentatives inutiles , il fe contenta de me dire des chofes gracieufes dans divers jeux auxquels on s'amufoit. II propöfa les proverbes. C'eft en ce lieu que j'ai appris

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