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212. V O Y A G E

mon amant infklèle avoit paru, qui, écattant ce dogue , m'avoit donné la main, & conduite dans la plus belle maifon de Caen , & dans une chambre magnifique, oii une femme m'avoit revêtue d'habits fuperbes, & mis fur ma tête un chapeau de fleurs.

Ah ! ma fille, lui dit Félicie, que ce fonge s'accorde mal avec la facheufe nouvelle que j'ai a vous donner. Je viens d'apprendre en fecret, que cette nuit on doit vous livrer a la Camardière , qui, tandis que la Bourimière eft è R'ouen , a complotté de vous faire enlever, pour vous conduire dans un lieu dont il foit encore plus le maitre que de ce couvent; cependani il femble que votre fonge vous augure une prochaine liberté, la reconnoiffance de vos parens , Ie retour d'un amant infidèle , & la fin de vos infortunes, & que tout fe doit accomplir a Caen ; mais , pour vous y conduire & rompre vos chaïnes, il faudroit que le ciel fit un miracle que je ne puis prévoir, & dont je ne vois aucune apparence.

Quoi! dit Virginie , cette nuit on doit me livrer k mon perfécuteur ! Ah , chère Félicie, que me dites-vous ! La mort me feroit mille fois moins terrible que de tomber entre fes mains.

Elles parloient de la forte, lorfque ? dans

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