Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

des Sévarambes,' 495 lui préféreroit perfonne, quand il lui auroit dit ouvertement la tendre paffion qu'il avoit pour elle. Lt pour faire voir qu'il prenoit beaucoup de part k fa gloire, & qu'il n'avoit poinfi de plus forte envie, que celle d'y contribuer de toute fa puiffance , il mit le portrait que fon rival avoit fait d'elle, en mufique, & le chanta d'une manière fi raviffante, dans une affemblée, oiii'on difputoit de la gloire de bien chanter, qu'il gagna hautement le prix qu'on y defhncit au vainqueur. Après cette vicloire, oü les muficiens les plus fameux de Sévarinde furent vaincus par ce jeune homme; il fut porté fur un. char de triomphe, de 1'amphithéatre, au templedu foleil auquel il offrit un facrifice de par-fums, felon la coutume, puis il fe fit porter k 1'ofmafie, oü demeuroit Balfimé , & mit k fes pieds le prix qu'il avoit gagné, pour lui témoi-gner publiquement fon eftime & fon amour. Ce facrifice éclatant remplit toute la ville , & dans peu de tems toute la nation de la renommée de Balfimé : tout le monde y parloit de fon bonheur, de fa beauté, & avant fa quinzième année, elle effacoit déja toutes les belles de fon tems. Le vice-roi même la voulut voir, tout agé qu'il étoit , & fouhaita , vraifemblablement d'être plus jeune pour la pouvoir pofféder. Peu de tems après elle entra dans fa quin-\

Sluiten