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i) e s 'Sévarambes. 499 dans Sévarambe, elle auroit pu détruire les efpérances des trois amans de Balfimé : mais, quoique cette éle&ion infpirat k nos trois amans un nouveau refpecf pour leur maitreffe , bien loin de les éloigner du doux efpoir de la pofféder , elle les délivroit de la crainte que la mort du dernier vice-roi leur avoit donnée ; car ne fachant pas qui lui devoit fuccéder , ils avoient eu tous trois , & fur-tout 1'amoureux Franofcar , une jufte appréhenfion que le nouveau lieutenant du foleil, ufant de fon droit & de fon autorité , ne leur ravit pour jamais le bel objet de leur amour. Mais quand iT virent que le père de Balfimé devoit régner, toutes leurs craintes fe diffipèrent de ce cöté-la, & ils n'eurent plus rien k vaincre que 1'irréfolution de leur aimable maï-f treffe.Franofcar & Néfrida, quoique rivaux, fe connoiffant depuis leur enfance, ayant tous deux du mérite & s'étant vus prefque ruinés par le troifième amant de Balfimé, s'étoient fortement unis, & vivoient dans une étroite amitié , fans fe porter aucune envie, chacun des deux fouhaitant de voir heureux fon ami par la jouiffance de fa maitreffe, s'il ne la pouvoit pofféder lui-même. Ils agiffoient tous deux de concert en diverfes rencontres ; &, lorfque le poëte avoit compofé quelque bel ouvrage,

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