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$00 MtSTOlRË le muficien ne manquoit pas d'y ajouter les charmes de la mufique. Et comme ils étoient tous deux, chacun dans fon art, les plus excel* lens de toute la nation, ils remportoient toujours les prix deftinés au plus habile poëte , & au plus excellent muficien. Cela flattoit a^réablement la belle Balfimé , dont les louamges voloient de toutes part-s avec éclat dans les beaux ouvrages de ces deux génies extra* ordinaires. Ils convinrent tous deux d'en compofer un a la louange du nouveau vice-roi, & d'acquerir par la fon eftime & fa faveur; ce qu'ils firent d'une manière fort éclatante : car , comme dans ces occafions, tous ceux qui ex^cellent dans les belles - lettres, & dans les beaux arts , ont accoutumé de fe furmonter eux-mêmes,powr s'acquerir 1'eftime du fouverain & de toute la nation , & pour gagner , par quelque beau chef-d'oeuvre , la récompenfe qu'on donne au mérite, ces deux illuftres rivaux vainquirent hautement tous ceux qui osèrent leur difputer le prix de la gloire. Franofcar mit en beaux vers 1'oraifon du foleil, que Sévarias avoit autrefois faite en profe, & Néfrida la chanta fi mélodieufement, que tous ceux qui Pouirent en furent ravis. Ils ajoutérent a cette oraifon 1'éloge du nouveau viceroi , & le louèrent de fi bonne grace, qu'ils

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