Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Zli HlSTOIRË

mon père, & que je le détermine a faire cê manage. »

On vint dire a un autre que des voleurs avoient enlevé fon troupeau : «j'en fuis bien faché, dit-il; car il y avoit une géniffe toute blanche que je voulois ofFrir aux dieux.»

On entendoit dire a un autre : « il faut que j'aille au temple remercier les dieux ; car mon frère, que mon père aime tant, & que je chéris fi fort, a recouvré la fanté.»

Ou bien : « il y a un champ qui touche celui de mon père, & ceux qui le cultivent, font tous les jours expofés aux ardeurs du foleil, il faut que j'aille y planter deux arbres , afin que ces pauvres gcns puiflent aller quelquefois fe repofer fous leur ombre. »

Un jour que plufieurs Troglodites étoient affemblés, un vieillard paria d'un jeune homme qu'il foupconnoit d'avoir commis une mauvaife acfion , & lui en fit des reproches : <» nous ne croyons pas qu'il ait commis ce crime, dirent les jeunes Troglodites; mais s'il 1'a fait, puiffe-t-il mourir le dernier de fa familie.»

On vint dire a un Troglodite, que des étrangers avoient pillé fa maifon, & en avoient tout emporté : « s'ils n'étoient pas injufl.es, répondit-il , je fouhaiterois que les dieux leur en donnaffent un plus long ufage qu'a moi. »

Sluiten