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*3* V O Y A G E S

rance k don Manuel, & de me lailTer faire le feftfi

; Le "ail!ard fro« va bientöt 1'occafion , que ie ui fourrus moi même, de la voir en particulier. E le fuivit mes inftruöions , & le tra ifporta fi fort de joie, qu'il ne put plus fe contemr ; ,1 oublia fa gravité efpag o!e , & fe mit • taire des "brioles comme un maitre k danfer Jen ris de bon cceur, quand ma maitteffe me le co ta , & je !a priai de continuer a le bien feeevoff, & de lui promettre même un rendezVous , pour !a hoitaine, dans le. pavillon du jardm, Elle le fit comme je lui avois dit.

Cependant j'eus un entretien particulier avec la femme ; & , pour répondre k fes avances , je lui dis de fe trouver , la même nuit & k la meme heure que j'avois marquées k ma maitreffe, dans le même pavillon, mais de ne point parler , paree qu'il étoit fur 1'eau , & qu'il paf. foit continuéllement du monde tout auprès. La bonne femme fut auffi tranfportée de joie que fon man 1'avoit été ;&, pour mieüx couvrir mon jeu , ,e dis dans la maifon, que je devois aller, avec quelques meffieurs ; è la chalfe du buffle pour deux ou trois jours. Je priai mon hote , comme je Pappellois par gaillardife , d avo-r fom de ma femme en mon abfence : & j'aliurai en particulier ma bonne hóteffe , que

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