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DE ROBERT BOYLE. 133

Ce n'étoit qu'une feinte pour empêcher qu'on. ne foupconnat rien de notre rendez-vous.

Ma maitreffe avoit fait précifément le même marché avec le mari; & , quand 1'heure marquée fut venue, nous laifsames le bon homme Sc la bonne femme enfemble fatisfaire tout k leur aife , du moins en idéé , leur paffion amoureufe. La chofe réuffit k merveille. Le lendemain k diner, don Manuel jetta maintes ceuillades k ma maitreffe, Sc fa bonne femme a moi, ne fe doutant point du tour que nous leur avions joué. Sur le foir, comme j'étois a lire dans le jardin, je fus tout furpris que la pauvre amante vint k moi dans une colère effroyable , Sc me chanta pouille , me difant que je 1'avois lachement trahie, puifque j'avois dónné k fon mari la bague dont elle m'avoit fait préfent la nuit précédente. Je compris P3r-la qu'elle lui en avoit donné une , s'imaginant d'être avec moi, Sc qu'elle venoit de la voir a fon doigt. Elle m'en dit tant k cette occafion , qu'enfin je fus obligé de lui découvrir tout le myftère, pour me débarraffer d'elle Sc de fa folie paffion; mais j'eus bientöt lieu de m'en repentir; car elle me fauta aux yeux, de rage d'avoir été ff cruellement jouée, Sc avec fes ongles elle me déchira tout le vifage , quelques efforts que je fiffe pour m'en garantir : tant un amour

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