Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Ü AVENTUR.E S

Je paffai en eet état trois jours qui me pmuenè autant de fiècles ; je ne voulois prendre aucune nourriture, & je refufois d'accepter aueun foulagement. Néanmoins on m'avoit óté mes liens, ainfi j'avois la liberté de me promener; mais il ne m'étoit pas permis de monter fur le tillac ; on comprendra fans peine la raifon de cette défenfe. Le matin du quatrième jour de ma captivité , Nigri, atcompagné de deux officiers , vint me trouver; il parut touché de me voir dans un etat fi pitoyable ; il commenca par m exhorter a prendre courage; il me dit, entr'aiures chofes, que les armes étant journalières, je ne devois pas m'affliger de me voir prifonnier, qua la vérité j'avois eu tort de prendre avec tant de chaleur le parti de fon concurrent, que j'aurois du lui rendre plus de juftice, & réfléchir combien il lui étoit défagréable d'obéir a un homme qui ne fervoit le roi que depuis peu de tems, Sc qui ne devoit fon élévation qua la faveur de quelque favori de ce monarque. « Cependant, » continua-t-il, je veux oublier le paffe, pour » faire honneur a votre courage , vous vous » êtes défendu en brave homme , & je ferois » charmé de devenir votre ami. Je viens vous * faire une propofition qui doit vous paroitre », fort avantageufe dans votre fituation préfeute; » je ne crois pas que yqus foyez affez ennemi

Sluiten