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de M. PiereLe Viaud.' i}3 qu'on y travaiüar fans relache. Le vent ne ceffcit pas de nous érre contraire. Le mauvaïs tems augmentoir, la mer s'agitoit & nous menacoit d'une tempête fareufe •, nous n'aurions pu y réfifter. L'alarme eroit générale fur notre batiment; cette fituation douloureu^e & terrible ne paroiflbit pas prête a changer. Dans ces circonfrances funeftes, le 16 Février a fepr heures du foir, nous rencontrames une frégate efpagnole venant de la Havane , & portant le gouverneur & 1'état-major qui alloient prendre pofleftion de Mifliflipi; elle nous demanda compagnie , ce que nous accordaines avec joie, car nous 1'aunons pr;ée de nous permettre de la,fuivre fi elle ne nous avoit pas prévenus. Rien nëft plus confolanr pour des marins, dans le cours d'un voyage fatig;anr & pénib'e, que de rencontrer quelque vaifleau qui tiénne la même route; ce nëft pas qu'ils puiflent compter en rirer beaucoup de fecours au milieu d'une tempête, oü chacun eft trop occupé de fa propre centervation pour fonger a celle des au res; mais dans latten te d'un péril, il femble qu'il fera moindre lorrqti'on fait qu'il fera partagé.

Nous ne confervames pas long-tems la compagnie de la frégate , nous Ia perdimes pendant la nuit; elle faifoit route a petite voile , nous n'en pouvions porter aucune, Si nous étions con-

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