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A tlLLIPUT, 3 A mon retour je réfolus de m'établir a Londres, M. Bates m'encouragea a prendre ce parti, & me recommanda a fes malades : je louai un appartement dans un petit hotel, fitué dans le quartier appellé Old-Jewry; Sibientot après j'époufai mademoifelle Marie Burton, feconde fille de M. Edouard Burton, marchand dans la rue de Newgate , laquelle m'apporta quatre cent livres fterling en manage.

Mais mo.n cher maitre M. Bates étant mort deux ans après, & n'ayant plus de prote&eur, ma pratique commenca a diminuer: ma confcience ne me permettoit pas d'imiter la conduite de la plupart des chirurgiens, dont la fcience eft trop femblable a celle des procureurs. C'eft pourquoi, après avoir confulté ma femme, & quelques autres de mes intimes amis, je pris la réfolution de faire encore un voyage de mer. Je fus chirurgien fucceffivement dans deux vaiffeaux; & plufieurs autres voyages que je fis, pendant fix ans , aux indes orientales & occidentales, augmentèrent uti peu ma petite fortune. J'employois mon loifir a lire les meilleurs auteurs anciens & modernes, étant toujours fourni d'un certain nombre de livres ; & quand je me trouvois k terre , je ne négligeois pas de remarquer les mceurs Sc les coutumes des peuples, & d'apprendre en même-

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