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2I§ Voyage jufqirau fang des veines. Mais je vais Ie chefcher, & il te contera lui même fon hiftoire. Fmette revint un quart-d'heure après avec fon père. Hel mon pauvre monfieurFourbifon, dit Louvette, de quoi vous avifez-vous de faire le forcier? Ah, ah , reprit Fourbif n d'un ton goguenard, ft j'avois un auffi bon métier que celui de votre mari, je n'aurois que faire de parler au diable pour amaffer de 1'argent. Bon , dit Louvette, vous n'aviez qu'a vous faire procureur ; ce font ces gens-la qui gagnent: il faut voir comme leurs femmes font les ducheffes. Tenez, voila une robe que je brode , dont le deffein a été fait pour une prélidente ; mais comme je ne puis 1'exécuter a moins de mille écus, la préfidente la trouve trop chère, &z madame la procureufe, pour qui il ne peut y avoir rien de trop beau, vient de me donner quinze eens livres d'avance. A propos, conteznous donc votre hiftoire. Tout de bon , parlezvous au diable quand vous le voulez? Reculezvousunpeu de moi, j'ai peur que vous n'enayez quelque petit dans vos poches qui pourroit bien me fauter au coliet. Ne craignez rien , dit Fourbifon , ils n'étendent point leur malice jufques fur mes amis : mais ils le plaifent a troubler la tranquillité d'une mère qui croit avoir pris ^)utes les précautions nécefiaires pour s'alfurer

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