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be M?lord Céton. 33-^ Zachiel me fit relire cette dernière maxime, en me difant de la bien imprimer dans mon efprit , fi je voulois mériter d'être protégé par ce dieu. Je ne lui répondis que par un foupir.

Le temple fe remplit bientbt d'une foule de monde qui venoit invoquer 1'amour, & le prier de leur être favorable. Zachiel me fit remarquer deux jeunes filles, dont les vceux étoient bien différens: 1'une fe plaignoit que fon amant étoit trop entreprenant; elle demandoit a 1'amour qu'il rallentït fes defirs, afin de les rendre plus durables; 1'autre accufeit le fien d'un défaut contraire. Hélas! difoit-elle avëc ferveur, pourquoi, puiffant dieu, as-tu permis que je me fois attachée a un homme fi timide & fi indifférent? Que ne puis-je me mettre fur 1'offenfive , je lui ferois connoïtre mes defirs; 1'ingrat ne répond a aucune de mes avances : amour! fais qu'il devienne plus entreprenant, ou débarrafïe-moi du feu qui me dévore. Je ne fuis contente ni de lui ni de moi. Je voudrois ne Favoir jamais vu; je voudrois le voir toujours ; je le crains ; je l'aime; je le hais, & ne fai lequel de fes mouvemens me feroit le plus doux.-dieu tout-puiffant! öte-moi donc jufqu'a I'idée du plaifir que je me fuis formée de le rendre fenfible.

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