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Be Nicolas Klimtus. xf tëau venir contre moi en mugiffant de plus belle. Je fus faifi de crainte, & comme je penfois un infant de quel cötéje fuirois, je vis u„ arbre un peu éloigné de moi, que je crus fort propre k me mettre è 1'abri de ia furie de eet animal. Je m'approche de Parbre, je 1'embraffe, & commence k 1'efcalader; mais' quelle fut ma fiirprife, quand jel'entendis former des accens doux, mais aigus & k peu pres femblables k ceux d'une femme en colère! Ce fut bien autre chofe, lorfque ce même arbre me repoufTant, me fangla un foumet k tour de bras, avec tant de force, que j'en fus tout étourdi, & tombaï a la renverfe. Je crus que la foudre m'avoit frappé , & j'étois prés k rendre 1'ame, lorfque j'entendis des murmures & des bruits fourds de tous cötés, pareils k ceux qu'on fait dans les marchés , ou dans les boutiques des marchands quand elles font bien fréquentées. Etant revenu de mon étourdiffement, je vis toute une forêt ammée, & le champ oii j'étois, tout rempli d'arbres & d'arbriffeaux, quoique je n'en euire vu que fix ou fept un peu auparavant.

Je ne faurois exprimer jufqu'è quel point tout cela me troubla Ia cervelle, & combien j'eus 1'efprit ému k la vue de ces preftiges. II me fembloit que je dormois encore, ou je me figurois que j'allois de venir feproie desfpeeïres,

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