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réponclic-il ; 1'honneur me forca de m'engager dans un duel, dans lequel j'ai été tué.

Quant a moi, dit un joh efprit, je me fis inoculer 1'été paffe, & je fus délivré de la petite vérole avec quelques petites marqués au vifage. Ce danger paffe , je mcftimois très-heureux , °8c j'imaginois qu'il n'y avoit plus rien qui m'empêchat de jouir des plaifirs de la ville ; mais peu de jours après ma guérifon, je gagnai une fluxion a un bal, & je mourus cl'une fièvre maligne.

Le jour eommencoit a paroitre, il y eut un intervalle de fiïence ; enfin Ie joli efprit qui avoit parlé le dernier , fe tourna vers unedemoifelle , qui étoit afiife prés de lui, & lui demanda, a quel accident on étoit redevable du bonheur de la voir cfens la compagnie.

Je crois, Monfieur, répondit-elie , que c'eft a une confomption j mais les médecins n'étoient pas d'accord fur la nature de ma maladie , deux d'entr'eux même fe difputoient encore violemment, au moment ou je quittai mon corps. ^ Et vous , madame, demanda ie même efprit au iixième compagnon de voyage, par quelle raifon avez-vous quitté 1'autre monde ? Au lieu de faire eomplaifamment une réponfe ; je fuis très-furpnfe, dit-elle d'un air fërieux , de la curioüté de certaines geijs; bien du monde fait peut-êrre déja la nouvelle de moa décès d'une manière tort

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