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1684.

fion, il déclara, dans la fuite, qu'il avait choifi parmi les -membres défignès par la minorité, atténdu que la nomination de la pluralité était illegale. Le Confeil porta fes piaintes aux Etats de Hollande. Le Bailli rcfufa de recevoir le ferment des Elus. La querelle devint fi vive, que ceux de Leide tinrent leurs portes fermées, redoublerent la réfolution de iacrifier biens & vies pour le maintien d'un droit qu'ils appelaient la perle de leur Couronne. Mais ce courage ne dura pas longtems. Le Confeil fe conten» ta d'une légere vengeance. Le jour de ; 1'élection des Bourguemaitres étant ve» nu, quatre mois après celui des Echevins , le Prince d'Orange fit prier la Régence de la difterer de quelques jours. Mais cette inf-nuation fut rejetée. Ën-^ fin la dispute fut remife a i'arbitrage de quelques CommifTaires. Ils donnerent une décifion conciliatoire , en declarant que les derniers Bourguemaitres feraien-t reconnus ainfi que les Echevins élus par 1 le Prince. Ainfi, dit le Comte d'Avaux, les effbrts que les Magiftrats de Leide ont faits pour fe maintenir contre 1'in- 1 jufte autorité du Prince d'Orange, n'ont ïervi qu'a augmenter fon pouvoir & ale rendre maitre de cette puiffante vilie: On nepeut, ajoute-t-il, alfez s'étonner de 1'irrégularité de leur procédé: ils re»: ■lijfent un jour d'avoir aucune •■complai- \

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