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t t Ham e-t» §| tok pas moins de diligence, mais paf ün autre motif; ce qui 1'animoit, n'étoit pas 1'amour du bien public, mais fa jaloufie pour fon frère , il rempliiToit fa tache, comme un efclave attaché au joug, a contre-cceur & fans goüt : auiu ne lui caufoit-elle que du chagrin, du trouble, de 1'ennui & de fimpatience.

Pour réparer cette perte du tems, i! prit le parti de donner aux plaifirs toutes les heures qui lui reftoient. Ses jardins étoient un abregé de la nature entière , & tous les tréfors de 1'art étoient épuifés dans fon palais. Son férail étoit remplï des beautés de toutes les nations, & fa tabla également couverte de ce que chaque province de fa domination produifoit de plus exquis. Dans les chants qu'il faifoit fouvent répéter devant lui, il étoit flatté par le doublé plaifir de Pa~ dulation & de la mufiqüe; il refpiroit les parfums de 1'Arabie, & ne fe refufoit pas les délices défendues du vin» Mais comme chaque ddfir eft bientöt raffafié par 1'eXcès, 1'ardeur même aveC laquelle fes plaifirs étoient accumulés, le privok de la douceur de jouir. Dans cette variété de belles femmes qui Fenvironnoient, la pafiion de 1'amour, qui doit être délicate & rafinée pour être voluptueufe, étoit dégradée au pur inftind, & fans cefle épuifée par une diffipation fans fin 5 les carefles n'étoient pas atteüdries par la certi-

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