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Almoran * EIolgne de tes idees , répondit Hamet $

* qu'il y ait ici d'autres rufes que les tiennes : » c'eft par ces arts mêmes, pour lefquels tes » vices t'ont fait employer les puiffances des

* ténèbres, que j'ai pénétré dans cette chamm bre & que je m'y fuis fait admettre. Ta £» gure, dont ils ont le pouvoir de me revêtir, » m'en a fait ouvrir les portes ; & le retour de *> la mienne m'a fait découvrir & parer Ia frau=i de que ce doublé changement devoit produi» re. Tu n'as pu, fous la forme d'Hamet, inf« pirer pour toi que de la haine a la vertueufe » Almeyde ; & je te défie, fous la forme d'Al» moran, de lui faire naïtre de 1'amour ».

Almeyde n'eut pas de peine a prévoir, que Ia tempéte qui fe formoit autour d'elle, tomberoit fur la tête de fon amant ; elle s entremit entre les deux frères ; elle leur paria fucccffivement , en prefTant Hamet de garder le filence, & conjurant 1'autre de ne pas écouter fa colère. Almoran, fans regarder Almeyde & fans répondre a fon frère, frappa fortement du pied ; & les meöagers dé mort, i qui ce fignal étoit familier, parurent auffitöt a Ia porte. Almoran leur ordonna de fe faifir d'Hamet. Son vifage étoit pale & livide , fa voix altérée de rage. La conftance d'Hamet ne parut pas s'émouvoir ; mais Almeyde, fe jetant aux pieds

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