is toegevoegd aan je favorieten.

Almoran et Hamet, anecdote Orientale.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

ïfjt ' A" t M O R A w

33 fon frère dans les ténèbres, il en arracha lé 33 talifman dans une extafe de joie 33. Mais il reprit auffitöt fa propre voix, avec fa figure, Sc s'écria d'un ton trïomphant : « Je 1'emporte 33 enfin : la vie & 1'amour , le pouvoir & la 33 vengeance , font encore une fois dans mes 33 mains 33.

Hamet entendit & reconnut avec étonnement la voix de fon frère ; mais il auroit fouhaité trop tard d'avoir retenu le charme , dont fa vertu n'avoit pas permis qu'il eut ufé.

33II.te refte peu d'inftans, lui dit Almoran 33 d'une voix farouche ; dans une minute , tu 33 n'es rien 33.

Hamet n'ayant aucun doute de la vertu du' talifman, & connoifïant trop fon frère , pour lui croire aucun principe qui put 1'empêcher de le faire fervir a fa mort, s'y réfigna volon-. tairement, avec une religieufe joie d'étre échappé a 1'horreur du crime.

Almoran, le cceur enflé d'un orgueil qui trant piroit par fes yeux, & qui fe peignoit fur fon vifage, étendit alors fa main , dans laquelle il tenoit le philactère ; & d'abord une lampe de fourfre brülant'parut fufpendue dans 1'air devant lui. II tint le myftériéüx écrit fur la flamme j & lorfqu'il commencoit a brüler, le donjon fut ébranlé par des coups de tonnerre, dont cha-