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Second Entretisn. 2t je paffois fuccinflement la defcription de ces peuples , paree que vous les yerrez vousmême a loifir&'facilement fi vous en avez la eunofité. Vous verrez leurs habitsrleurs vivres, leurs moeurs, leur poiice & leurs-lolx admirables. Vous ferez charmé de la beauté de leur efprit encore plus que de celle de leurs corps; maïs vous ne pourrez vous empêcher de plaindreces miférables, quand ils vous diront que leur ame eft mortelle, & qu'ils n'ont point d'efpérance en la jouiffance éternelle de 1'Être fuprême , qu'ils connoiffent & qu'ils adorent religieufement. Ils vous diront qu'ctant compofés des plus pures parties de 1'élément qu'ils habitent, & n'ayant point en eux de qualités contraires, puifqu'ils nefont faits que d'un élément: ilsnemeurent qu'aprcs plufieurs fiècles. Maïs qu'eft-ce que ce tems,auprix de I'éternité ? II faudra rentrer éternellement daqs le néant, Cette penfée les afflige fort, & nous.avons bien de la peine a les en confoler.

Nos pères, les phüofophes parlant h Dieu face a face, fe plaignirent è lui du malheur de ces peuples; & Dieu,. de qui la. miféricorde eft fans bornes, leur révéla qu'il n'étoit pas poffible de trouver du remède è ce mal. H leur infpira que, de même que 1'homrae, par 1'alliance qu'rl a contraftéeayec Dieu, a été fait partiT

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