ESPAGNE. Le Phare des Pyrenees du 22, donne les nouvelles suivantes de l’armée : « Aleoriza, i5 mars. » Le général en chef est parti d’ici le 12 , et a poussé une reconnaissance sur Castellote. avec la brigade d’av anl-garde et la division Puig-Samper. A peu de distance de Castellote, on a tronvé i’ennen.i établi dans une gorge étroite, et le général en chef n’a pas jugé a propos de l’y attaquer; le but de la reconnaissance était atteint. Les troupes ont pris le ehemin de Mas de las Matas. oü ebes sont arrivées a la nuit. ï. II a été démontré qui le ehemin suivi était impraticable a l’ai tillerie , et que celui de Mas de las Matas né valait gnère n.ieux ; en conséquence1 on est revenu a Aleoriza , d'oii I’arlillerie de siége sera dirigée par Ejulve et la Mata, ou le quurtier-général ira passer la nuit demain. » --- ANGLETERRE. Londres, le 20 mars. Les ministres de S. M. se proposent , dit-on. de reconnaitre les bieuveillantes démonstrations réeemment faites en leur faveur dans les tav.ernes ou ailleurs par S. A, Ie duc de Sussex et voici comment ; S. M. aurait recu deses ministres la prière de consentir au mariage public de S. A. R. avec lady Gecilia Underwood (on sait (pre déja ils sont mariés seerètement) Alors on demandcrait nne dotation au parlement. Ge plan estassez ingénieux, mais réussira-t-il ? [Standard.) L’ambassadeur francais . M. Guizot , doit donnet' demain son premier diner d'étiquette au corps diplomatique a Manchester-House. (Morning Post). On lit dans le Morning Post: La conduite des Francais dans le voisinage de nos établissernens de la rivière Gamble ayant occupé récemment I’attention du parlement et du public, nous extrayons les observations suivantes d’une lettre qui nous a été écrite d’Afrique ace sujet: II paruit que les Francais out en vue d'autres objets <|ue leurcommeroeenelierchant a anéaótir per J'as et nefas nos établissemeots cormnerciaux deCazamauza. (Nul doute que leur but, en saisissant nos navires et en inquiétant nos commercans, ne soit de nous expulser de cette rivière, alin de se livrer au commerce des esclaves pour leurs colonies des lies sous le Vent, le plus seerètement et le plus sürement possible. Fn même temps les Francais retireront un antre avantage important de ce trafic qui leur assurera le commerce exclusifdes productions du pays, qui apportèes a la cóte par des esclaves, leur offrent le doublé avantage d’acheter a la fois et les produits et les esclaves qui les transportent. Ces procédés de la part de la France (procédés qui sont imités sur un autre point de ia cóte par les Hollandais qui achètent aussi des esclaves pour compte de leur gouvernement è Batavia), renden t inutiles toutes les dépenses et tous les elïorts fait par I’Angleterre pour empêeher la traite des noirs sur la cóte d’Afrique. 11 est en effet inutile d’entrelenir a grands frats •une croisière d’observatioos sur cette cóleou tant de nos marins succombent a l’influence pernicieuze du climat.tant que la France et la Hollande pourront contrarie!' tous nosefforts au moyen d’nn système qui ne diffère en rien du trafic que nous voudrions parvenir a détrnire et qui entretient totijours la cupidité des chefs du pays en leur fournissant les moyensdese livrer ace commerce infame de leurs prisonniers et souvent même de leurs propres sujets, commerce que I’humanité aussi Leen que la religion nous font un devoir de ehercher a détrnire par tous les moyens qui sont en notie pouvoir. Voici I’extrait, d’une lettre de Rio-Nanez, en date du 3i décembre dernier, et recue le 16 mars tl nouvelle guerre pour altirer son atteution. De grands préparatifs se font a Nedroina , v' frontière du Maroc, Abd-el-Kader est a TleUICÉ il remonte sa cavalerie. Nous sommes toujours sans renforts. On nous écrit de Toulon, le 18 mars: 'j dépêches téiégrajrhiqnes se succèdent saus intern' tion,et le mouvement du port et de la rade va10 jours croissant. On veut que l’escadre de rés*1. se tienne préte a aller a la uier lorsque les partiront de Toulon pour la graude d’Afrique. On veut leur former un coitég6 voiles qui les aecompagnera jusqu’a Alger. --- PAUS-BAS. M2ESTBICHT , LE 25 MZHS. Dans la séance des Etats-Généraux du 21 n,a‘|i I’assemblée a adopté, a la majorité de contre 7 , le projet de loi relatif aux eneo1 gements a accordei' pour I’amélioration des te'E Le reste de la séance a été consacré a la b' de pétitions et du message du Roi qui acc% pagnait le projet de loi portant abolitioa ! syndicat d’amortissement. , J Les journaux hollandais du 23 ne coOI'Jij nent aucune nouvelle saillante ; les sections ® deuxième chambre des états-généraux ont mencé I’examen du budget pour iB4o. I.e P-t delsblad, qui consacré un fort long article a e budget , rappelle qu’en iBJg lorsque la chal)l.A tejeta les propositions financieres qui lui été soumises , elle fut surtout guidée dan* Qi opposition par le désir d’obtenir des garfJ'L pour la révision de la loi fondamentale 1 a lition du syndicat et un nouveau réglemeot |u' . 1» cour des comptes; ce journal outre que la loi de crédit ne fut adopte'e 4 , pour six mois et sous la réserve , Ie gouvernement ne pourrait poser cette a tation comme un précédent pour demande'-' ; porcille somme pour le 2' se'mestre; et aucun cas cette afceeptation ne pouvait êl,e gardée comme pre'jugeant la question de la prieté des colonies. Le Handelsblad pense (ill r,; enne de ces qneslions n’a jusqu’ici été d’une manière très-satisfaisante de la paft gouvernement. ,j Quant aux chiffres mêmes du budget, jj remarquer par des tableaux comparatifs : reduction ejjective du budget pi ésenté e budget rejeté n’est que’ de i5i,585 fl. et 11 [t demande si cette somme est assez impoG pour avoir motivé le rejet , a I’unanifflite voix , du budget précédent. Cependant le Handelsblad n’öse pas conseiller 'rectenient anx membres de Ia législature , de e]eter de nouveau les propositions qui leur sont ®°'imises : au mois de décembre 1889 , dit-il, la o.lslature a montré qn’elle connaissait ses de'J?11'8 i elle ne les méconnaitra pas aujourd'hui; e agira d’après ses couviclions. . be 19 de ce mois est morte , au chade Streithagen , madame la baronne de k°mmessem Streithagen , née de Pelzer-Berens-e’g- Sa douce piété, la pj atique de toutes les ei'tus , une eharité sans hornes envers les pnu®set les malheureux, lui avaient concilie l’amour sa ve'nération de tout le pays. Aussi la foulequi ePi'essait a son enterrement , témoignait de la * de immense qu’on veuait de faire. . La haute cour de justitie, on cour de cassar?n< deLaHaye, vient de porter un arrêt qui s°Ut une grave quesbon rel.itivc a la domination ■ etpee pendant neuf ans por la Belgique dans la j l |e du Lirnbourg que e traité du 19 avril nous (l^eildue.V°ici comment 1 'Avondbode rend compte 1 Procés sur lecruel a prononcé la hante-cour de La Haye : 4 j," La cour d’assises séant a Maestricht avait ded *e nommé Jean-Joseph Debie, eoupable .deux vols d’objets aratoires , commis dans la . du 22 au a3 mai, dans la partie du Lirnbourg « a cette époque . était beige de fait , et qui , la ) S *a 'atification du traité , est retournce sous aor>iination du gouvernement des Pays-Bas. |e" L’arrêt de la cour d’assises avait condamné gCoupable a 1 heure d ’exposition au carcan , de atls de réclusion et a se trouver pour le reste Sa vie sous la surveillance de la haute poliee. „ ” Le condamné s’était pourvn en cassation j b-e eet arrêt. en se fondant sur ce que le fait il avait été déelaré eoupable , avait été coinls dans la partie du Lirnbourg qui a cette époque J Pai'tenait de fait a la Belgique; et sur ce que le Vl,.'Vernement beige ayant par la loi du 29 fé| lei' , N° 1 27, qualifié délit correctiounel êt|.S°,)stlacl'ün commise par lui , ce fait devait e PUni suivant les lois (tui se trouvaieut alors “J’gueur. «tr" Laute-conrde justice a admis ce syslèrïie, duSe fondant sur la loi beige de 1832, sur l’art. 23 11'1® 'L-s 24 articles et sur l’art. 3 de la proela-Ll| 10,1 eominissaires royanx dans le Lirnbourg. * a.reconnu en outre que 1 annulation de eet t![ également presente par le droit des gens j^Pai les principes géuéraux du droit transitoire. oo|. 1 e(ptérant a été renvoyé devant la chambre (Jei,Pcllo'uielle du tribunal de première instance O'cmonde. » On écrit de Beiiin au Francfurter Journal, ' a*e du 17 mars : H0 °us tenons d une source certame que Ja e ‘e communiquée de Rome a la Gazetle en \{^OUrS Sl>r Ie domicile du duc de Bordeaux tiie||tU®sle n’est pasfondée. 011 n’y a songé aucune-cün, .educn’avantpas sujet de changer l’agtéable de Salzbourg contre une de I’empire du MiJn . ne peut donc être question de notes Ce q« ’on dit senlement dans nos grands *e,)ain p.»"est qur L' duc de Bordeaux, qui a niaina8e oü il faut voir le monde de ses propres •er St pf»11 une invitation flatteuse de venir visibitjj' ’ ”e,ei'sbonrg e! qu’on y fait déja des prépa- P°ur |f> recevt ii'. » eL\iCl 11 tnande de Rome, le 11 mars : « Dans le doi,{t j b’uips plusieurs journaux ont révoqué eu gaisa a"ne et du Portugal , qui tachent de faire Kvö>‘^nt avec l’Lglise paree que les deux voient quels désordres et quels ,j na|ssent des vaeances des siéges épiscov'Jb ‘tair* ?'lrS Lays- La nouvelle d’une abdieation kn'ait S'B _ /foa d'guel dn tröne portugais, etc., eSIfCrdl,er P*IIS en plus i ses partisans e a contredisent pas. » [G-az. d'Augsb.) On écrit de Saint-Pétersbourg , 12 mars : Des nouvelles du 11 février relatives a I’expédition contre Khiva, mandent que I’adjudant-général Pérowski s’est vu contraint par diverses circonstances résultailt du fröid excessif et de la chute d’une quantité extraordinaire de neige , de concentrer de nouveau ses troupes dans le fort Sur I'Emba , afin d’y attendre une saison moins rigoureuse [J. de Si.-Petersbourg ) Les journeaux de St.-Pétersbourg contiennent les nouvelles suivantes sur I’expédition pour Khiva: L’adjudant-géuéra! Perowsky a adressé un rapport daté du 3o janvier (11 février) sur l’arrivée du délacln rnent au fort d’Ak-Bulak jusques il Ust-Jurt. Peu après la sortie du fort sur I’Emba . le fi-oid rigourenx qui continuait avec la [dus grande véhémence, les grandes tempêtes des steppes accornpagnées d’une fine neige, et surtout Ja neige singuiièrement amoncelée dans laquelle les ehameaux, avancant avec peine , se fatiguaient beaueoup sous leurs charges, opposaient de grands obstacies a la marche du detachement. Des ohsticies pareils et plus grands même dans quelques endroits a cause des immenses masses de neige, attendaient le détacliement pres d Ust-Jurt. Ell avancant davantage , dans ces circonstances, le detachement se serait exposé au danger de perdrè par épuisement ia plupart des ehameaux et detre privé de l'umque moven de tramsporter son lourcl bagage. C’est [lourqimi radjndant-généra! Pérowsky résolut, suivant les pleins-pouvoirs qu’on lui avait donnés pour tin semblable cas, cle concentrer son < étachement prés du fort sur I’Emba, a proximité des magasins qui s’y tronvent. C’est-la qu il attendra lecommencement d’un temps jilus favorable pour atleindre le but de son expédition. Les fatigues extraordinaires de Ia marche a Ak-Bulak n’ont pas exercé de mauvaise iidluence sur la santé des troupes, laquelle est géuéralement satisf.iisante. Après une insignifiante escarmouche avec un detachement de cavalerie de Khiva qu’on connait d’après les rapports précédents , I'ennemi ne s’est montré nulle part , et aucun bruitsur sa position n’est parvenu au détachement. (Gaz. d'Etat de Prusse.) ---