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DE VEREENIGDE TIJDSCHRIFTEN

rijk nog nieuwe verschijnsel van wederzijdsche toenadering der dichters en musici hem verheugt, hoe hij tot zijn eerste vrije verzen kwam door metra van Schumann's kleine pianowerken, en hoe hij zegt: hem goed vertolken is zingen der ziel. Verscheidene hedendaagsche componisten, meent hij, wenschen geen zingen, schijnen de stem te haten. Maar dat staat elders, in het vierde, laatste deel van den bundel, waar de titel Idéés générales sur la musique contemporaine (nl. in 1909, de 13e druk van verleden jaar is niet aangevuld) zes artikelen vereenigt: Les rapports actuels de la musique et de la poésie, Le sens du lied, La voix maudite, La fin du wagnerisme, Wagner vu d'ici, Nos chapelles musicales en 1908; en het even ter sprake gekomen opstel, Schumann et les poètes, opent de derde reeks, een verzameling Figures de musiciens, waar volgen: Causerie sur Schubert et le lied allemand, Maurice Ravel, L'héroïsme de Liszt, Deux impressions sur César Franck, La Libuse de Smetana, Impressions sur Bori Godounow. En al is het aanlokkelijk uit al die suggestieve stukken met veel behartigenswaardigs en weinig verwerpelijks iets in overdenking te nemen, ik bepaal mij nu tot het begin, dat Le sens intime de la musique heet en in Eaux-fortes d'après 1'orchestre, Les vertiges de la musique, Le fluide musical, Le prestige du virtuose, Délices et tortures de la musique, trouwens ook al in bekorend vriendschappelijke woorden vooraf een rij bekentenissen geeft, en tot de voortzetting Propositions sur la musique. twaalf schetsen, fantasieën en beschouwingen: La musique de chambre, La musique du silence, Une note sur le lied, L'art de la collectivité, La métamusique, Occultisme musical, Le piano et le violon, Un lied d'Ernest Chausson, La parole chantée, Le snobisme musical, L'applaudissement au concert, La consolation dans le chant.

Ik ben voor sommige van Mauclair s

uitingen zeker te weinig ontvankelijk. Zoo moest ik meer occultist wezen om zijn beschrijving van een concert in een ruimte vol astrale lichamen die 't heelal gaan doorzweven niet enkel als boeiende verbeelding te waardeeren. Toch wil ik iets op de grens van dit geloofsgebied aanhalen, maar vooral omdat het zijn hart laat voelen en tevens biografisch belang heeft.

Un Lied d'Ernest Chausson.

1'Ancienneté m'agrée de cette salie Pleyel trés blanche, aux rinceaux sobrement soulignès d'or, rectangulaire et nue, au bout de laquelle le piano surélevé se dresse; devant lui, a cette place même, Chopin s'assit jadis. Je suppose ses sombres yeux, ses cheveux tremblants, toute cette élégance défaite et lasse de 1'habit romantique, ce salut un peu égaré, ces longues mains de phisique pleines de rêves, et je songe . . .

Ce soir au lieu du douloureux fantöme que j'imagine, une cantatrice se léve, diaphane et toute de satin, comme pour figurer son ame. Elle chante des Lieder d'Ernest Chausson. Alors je revois mon ami que j'amais bien, et si j'étais seul ici je pleurerais.

Elle en chante un qui n'est qu'un sanglot, rythmé par des cloches en sourdine. Cela s'appelle Les Heures, et ce sont quatre strophes sur deux rimes toujours pareilles, obsédantes, douces et terribles. Je les ai écrites autrefois. J'avais vu Chausson dans 1'après midi, et il m'avait dit: ,,Vous deviez m'écrire un Lied sur des rimes répétées. Venez ce soir, je vous jouerai du Franck". Je fis ce poème en rentrant chez moi, puis, après diner, j'allai passer la soirée chez mon ami. Je lui lus ces vers. II se mit au piano, et il improvisa cette musique. C'est une des plus belles choses qu'il ait faites, et un modèle d'identité du sentiment, du rythme, du chant syllabique, avec leur traduction musicale.

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