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aux dessins de violons santillaut, obtint le succes que, son auteur n'eüt, jamais vivant, la joie de constater, absolu.

„Deux poëmes", de Silvi-Lazzari, „Des clioses... des choses" et „never more", nous charmèrent pour leur douceur, leur poësie et la distinction d'une e'criture raffinée sans gongorismes.

Mme Mayrand les chanta avec une ame d'artiste, ou du moins qui nous parut telle.

„Mort et Transfiguration", de Richard Strauss, renferme du bon, de 1'excellent et même du banal. C'est a tout prendre, une oeuvre digne de respect et qui fait honneur a son auteur.

Les Impressions d'Italie, de Gustave Charpentier s'écoutent toujours avec plaisir. Pourtant, certaines parties sont d'un pittoresque un peu banalement traduit et vu a travers un binocle Montmartrois.

Pour le jour de Noël Chevillard, qui est chrétien, ne se croit pas obligé, comme Colonne, de nous offrir un programme extra-édifiant. Une sélection des oeuvres de Wagner nous donne 1'occasion d'applandir le tres grand artiste qu'est Van Dyck, séance pieuse quand même; toute musique geniale n'est-elle pas divine par certains cötés? Et ne provoque-t-elle pas le frisson du mystère et de 1'irradiante et absolue beauté?

Auditions diverses. — Chez Le Rey, George Sporetz conduit un Prélude Symphonique court mais intéressant; Mle Henriette Picot joue de piano en virtuose. — A la séance suivante César Franck, Henry Eymien, gêné par le voisinage et Wagner ont les honneurs du programme; Mle Eléonore Blanc met sa superbe voix au service de ces deux maitres et demi.

Risler vient de clore la série de ses séances consacrées a Beethoven, dans la salie Pleyel, qui fut hospitalière a ses pénibles débuts.

Quel chemin parcouru! a travers les acclamations qui éclatérent après 1'accord final, eet artiste qui a le coeur haut placé, dut se rémémorer les paroles de réconiort que le directeur de cette glorieuse maison, lui adressait aux heures de doute et de défaillance de sa prime jeunesse: „travaillez en paix, je suis la".

Aux soirées d'art, le virtuose et chef d'orchestre Cortot, interpréta les „Variations" de Chevillard avec une autorité et un bonheur d'exécution extraordinaires.

II n'avait pas eu moins de succes au Conservatoire pour sa trés artistique interprétation de la Symphonie de V. d'lndy sur un chant montagnard francais. Lui et Pugno nous paraissent être en ce moment, les deux grands favoris du public mélomane. L'Amérique les guette et nous les prend. Raoul Pugno y récolte, en ce moment même, autant de lauriers que de banknotes. On cite des chiffres fabuleux et inconnus de notre vieille Europe, mais arrêtons-nous; ce cöté de la question n'intéresse pas nos lecteurs artistes.

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