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5. Mon beau voyage encore est si loin de sa fin! Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin

J'ai passé les premiers a peine. Au banquet de la vie a peine commencé, Un instant seulement mes lèvres ont pressé

La coupe en mes mains encor pleine.

6. Je ne suis qu'au printemps, je veux voir la moisson; Et comme le soleil, de saison en saison,

Je veux achever mon année. Brillante sur ma tige et 1'honneur du jardin, Je n'ai vu luire encore que les feux du matin,

Je veux achever ma journée.

7. O mort! tu peux attendre; éloigne, éloigne-toi, Va consoler les cceurs que la honte, 1'efrroi,

Le pale désespoir dévore. Pour moi Palès encore a des asiles verts, Les Amours des baisers, les Muses des concerts;

Je ne veux point mourir encore!

8. Ainsi, triste et captif, ma lyre toutefois S'éveillait, écoutant ces plaintes, cette voix,

Ces vceux d'une jeune captive; En secouant le faix de mes jours languissants, Aux douces lois des vers je pliai les accents

De sa bouche aimable et naïve.

9. Ces chants, de ma prison témoins harmonieux, Feront h quelque amant des loisirs studieux

Chercher quelle fut cette belle: La grace décorait son front et ses discours, Et comme elle craindront de voir finir leurs jours

Ceux qui les passeront prés d'elle.

André Chénier.

45. Elegy written in a country churchyard.

1. The Curfew tolls the knell of parting day, The lowing herd winds slowly o'er the lea, The plowman homeward pleds his weary way, And leaves the world to darkness and to me.

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