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8. Puis, lorsque sa besogne est faite, Et que son règne va finir, Au seuil d'avril tournant la tête, II dit: „Printemps, tu peux venir."

Gautikr.

85. Pan.

1. Je vais m'asseoir 1'été devant les plaines vertes, Solitaire, immobile, enchanté de soleil;

Ma mémoire dans 1'air par d'insensibles pertes

Se vide; et, comme un sphinx aux prunelles ouvertes,

Je dors étrangement, et voici mon sommeil:

2. Ma poitrine s'arrête et plus rien n'y remue; La volonté me fuit et je n'ai plus de voix; II entre dans ma vie une vie inconnue, Ma figure demeure et ma personne mue, Je suis et je respire a la facon des bois.

3. Mon sang paralt glisser en imitant la sève; J'éprouve que ce monde est vraiment suspendu; Quelque chose de fort avec lui me soulève;

Le regard veille en moi, mais tout le reste rêve. O nature, j'absorbe et je sens ta vertul

4. Car je suis visité par le même génie

Qui court du blé des champs aux ronces des talus; Avec tes nourrissons je bois et communie; L'imménse allaitement, source de 1'hannonie, Je 1'ai goüté, ma' mère, et ne 1'oublirai plus.

5. Ohl que j'avais besoin de fembrasser, ma mère, Pour mêler a mon pain ton suc universel,

Ton ame impérissable a mon soufflé éphémère, Et ton bonheur fatal a ma libre misère, Pour aimer par la terre et penser par le dei

SüLLY prudhomme.

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