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mast emporté, fut mis hors de service, sept autres des plus grandz vaisseaux furent traités de mesme et quantité d'autres bruslez ou coullez a fondz, les Anglois n'ayans voullu en conserver aueun pour ne se poinct afoiblir d'hommes, et la desroutte fut telle que le lendemain il ne se trouva qu'environ 60 vaisseaux de reste de la flotte hollandoise "que les autres poursuvirent encores, ce quy faict croire que quelques vaisseaux ont eeté obligés de se retirer vers les costes de Dannemarcq, ceux-cy ne se vantans que de 35 vaisseaux coulez a fondz ou bruslez, et n'en ayant perdu qu'un seul avecq ung bruslot, quoy que 30 vaisseaux de leur flotte quy sont allés vers le Nort ne feussent point a ceste occasion.

Cette prosperité les rendra bien fermes dans la cohalission qu'ilz pretendent des deux republiques. Les deputés de Hollande m'estoyent venus veoir la veille, et après beaucoup de protestations qu'il ne s'estoit rien passé dans leur negociation. dontje n'eusse eu part, ilsmedirent que ce conseil venoit de leur envoyer un escript conforme au precedent, dedans lequel il insistoit tousjours a 1'incorporation, et que n'ayans point pouvoir de leurs maistres d'accorder une proposition semblable, ils avoient pris resolution de se retirer, mais qu'ayant consideré que leur retour estoit une rupture entiere, il leur sembloit plus a propos d'en voyer seullement deux d'entre eux pour informer Messieurs les Estats Generaux et recevoir leurs ordres, et me prierent de leur voulloir donner mon advis sur ce desseiu. Après les civillitez ordinaireS, je leur tesmoignay beaucoup de desplaisir de ce que leur traicté n'estoit pas en meilleur estat, que le bruict commung m'avoit donné lieu de croire qu'il estoit plus advancé et qu'ilz ne pouvoient mieux faire que d'entretenir leur negociation, principallement n'ayantz point encores nouvelles de 1'esvennement du combat. Les deux quy sont partis aujourd' huy m'ont veu ce matin et dict que ce conseil, en leur envoyant le passeport, insistoit tousjours a la mesme proposition, mais qu'ilz ne croyoient point qu'elle pust estre aggreable a leurs superieurs, et qu'ils avoient grand besoing d'estre assistez de leurs alliez. Et certainement sy l'on laisse faire ceux-cy, ilz ruyneront la Hollande, ou ilz 1'encorporeront a leur Republique. M'entretenant sur cette matiere avec le commissaire de Snede, il y a quelques jours, il me tesmoignoit que sa maistresse ne s'esloigneroit pas de secourir les miserables, a quoy je ne respondis que par des souhaitz que faisoit Sa Majesté de voirla paix fleurir entre tous ses alliez. Dieu veuille que ceux-cy soientdans le mesme sentiment, mais, suivant 1'oppiniou commune, ilz ont maintement de grands desseins, et pretendent que touttes les autres puissances joinctes ensemble ne seront pas capables de s'opposer a leur grandeur quand ilz auront uniz a cette republique les Estatz d'Hollande. Quelques-uns m'ont assuré que leurs deputtez estoient convenuz d'une unyon aussy estroicte avec 1'Angleterre qu'elle estoit entre

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