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les sept provinces. L'on m'assure aussy que dans 1'une de leurs conferances, ils ont dit que la France les recherchoit d'une union estroicte, que les articles en avoient esté envoyez a Messieurs les Estatz, parmy lesquelz il y en avoit quatre secretz, dont ilz n'avoient la cognoissance, voullans neantmoins faire croire qu'ilz regardent 1'Angleterre. S'il s'est passé quelque chose d'approchant avec 1'ambassadeur d'Hollande, ce procédé fera cognoistre de quel esprit ilz agissent, et l'on meveut persuader qu'il me sera faict icy des demandes assez haultes, sy cette victoire est telle qu'on la publye, ilz seront en estat de menacer, et certainement Parmée demeurant dans la mesme unyon, et la France et 1'Epagne dans la guerre, rien n'est capable d'abbaisser leur orgueuil.

49. GENTILLOT AAN SERVTEN, 14 Aug. 1653

Le 8 au matin, les deux flottes se sont veues, et s'avangant pour le combat, 1'avant garde soubz le vice-admiral Jan Eversen de 25 navires se trouva dans un grand calme, et 1'admiral Tromp aussy. Les Angloys furent poussés par une frecheur (qu'on nomme) jusques a cette avant guarde, toutte la flotte des Angloys envelopa cette avanguarde et estant pele mele ensenble un grand calme survint, les navires ne pouvoyent bouger ny s'aborder. Le combat se fit bort a bort, a coups de canon et de mousquets, sans que 1'admiral Tromp peut aprocher. Cette avantguarde soutint le feu fort vigoureusement et heureusement, sans qu'un seul navire feut coulé a fons, et en ayant coulé des Angloys quelquesuns et brülé quelque autre, et fort endomagé les aparaux des navires angloys jusques a 3 heures après midy, que le vent s'esleva, Tromp joignit son avant guarde, le combat continua fortement, les Hollandois perserent et separerent les Angloys, et les mirent en grand desordre, neantmoins ils se ralierent et se meierent fortement. La nuit survint, le vant se renforca, les flottes se ralierent chascun soubz son estandart, hormis cantité d'un costé et d'autre quy se trouverent desenparé et mats rompus. Les flottes se tindrent 1'une prés de 1'autre voylles carguées. Les Angloys eurent le vent tout ce jour. Le vice-admiral Jan Eversen et toutte son avanguarde avoyent fort soufert. Son frère Corneillis Eversen fut coulé a fons sur la 2e reprise; le vice-admiral se tronva sans voyle et sans cordage, 80 ou 100 morts que blessés de 200 qu'il avoit, 40 coups de canon a 1'eau, luy un coup de mousquet dans le dos, son fils capp.ne de son navire avec 4 coups de mousquet, touts ses officiers morts. L'admiral luy commanda de se retirer. II est venu a Goureé, il n'a pas voulu quitter son navire pour sa blessure.

Le samedy, le vent fut sy fort que les flottes ne se peurent pas battre. Le dimanche, le vent fut donné aux Hollandois beau et la mer comme

1) A. E., Hollande 53, ff. 53—55. — Uit Rotterdam.

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