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239. LODEWIJK XIV AAN DE BEAUFORT, 18 Juni 1666

Mon cousin. La grande victoire que la flotte des Estats des Provinces Unies a remporté sur celle d'Angleterre estant d'une grande consideration dans 1'estat présent des affaires, je vous en envoyé la relation; le seul regret que j'ay dans une conjoncture si favorable et si avantageuse est que mon armée navale soubz vostre commandement n'ayt point eu de part a cetté action; je veux esperer que cette campagne ne se passera pas que vous ne trouviez occasion de donner des marqués de vostre valeur et de vostre experience, cependant mon intention est qu'aussytost que vous serez arrivé aux rades de la Rochelle ou de Belle Isle, vous en partiez pour entrer dans la Manche et vous joindre a la flotte desdits Estats, en quelque lieu qu'elle soit, pour agir de concert avec le Lieutenant Admiral Ruyter et les principaux officiers de ladite flotte.

Quant a 1'ordre que vous devez observer et aux honneurs qui doivent estre rendus a mon pavillon et a vostre personne pendant cette jonction, je vous envoyé la copie de 1'article du Traitté fait entre le feu Roy mon tres honoré Seigneur et père de glorieuse memoire et lesdits Estats *), ensemble la eopie d'une délibération prise par les deputés desdits Estats, auxquels je desire que vous vous conformiez, et d'autant que par ledit article de traitté et deliberation le salut que vous devez rendre au pavillon desdits Estats doit estre conforme a celuy que le Roy d'Angleterre leur rendoit, j'ay donné ordre au S. comte d'Estrades, mon ambassadeur extraordinaire prés lesdits Estats, de 8'informer soigneusement de cette pratique et de vous en donner advis aussytost afin de vous y conformer.

240. WICQUEFORT AAN FREDERIK LU, 19 Juni 1666 »).

Ce n'est que depuis mardy au soir que l'on scait bien asseurement le succès du combat entre les deux flottes d'Angleterre et de cet Estat, bien qu'il eust- commencé dès vendredy, 11 de ce mois, sur le midy. La flotte hollandoise estoit a 1'ancre, a cause du vent contraire, entre le Nortvoorland et Dunquerque ou Nieuport, quand sur les neuf heures du matin les gardes avancées donnerent le signal que les ennemis venoient, comme en effest on les fit venir bientost a pleines voiles, ayant le vent en poupe. Les nostres se preparoient cependant au combat, et ayant appareülé, couperent leurs cables quand les Anglois furent tout proches. Tromp et Meppel soustinrent la première attaque

4) A. N., Marine B' 4. — Uit Fontainebleau.

2) Hiervóór, bl. 3.

3) R. K. — R. H. — Uit den Haag.

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