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tous les pilottes qui sont sar les lieux et qui ont quelque connoissance de la Manche et de la Hollande jusques aux lamaneurs qui ont accontumé de naviguer en Zelande, et de nous les envoyer a bord sur 1'heure, d'autant que nous n'avons pas loisir d'attendre, voulant nous servir du oeau tems pour nous aller joindre aux Hollandois quelque part oü ils soient, jusques dans leur pays mesme,

[signé] le duc de Beaufobt.

324, LODEWIJK XIV AAN DE BEAUFORT, 24 Sept. 1666 x).

Mon cousin. Je viens d'apprendre par un courrier que mon cousin le duc de St. Aignan ma depesché vostre passage devant le Havre avec ma flotte, ce qui me fait connoistre que vous n'avés point receu tous les advis que je vous ay donné par divers courriers de la retraite de 1'armee hollandoise bors de la Manche et du séjour de 1'angloise en 1'isle de Wigt; a present que vous avez passé vraysemblablement jusques a Dieppe, que vous y voudrez peut-estre embarquer les troupes de ma maison qui y sont et que vostre séjour vous exposeroit a un combat certain contre la flotte angloise qui auroit sur vous 1'advantage du nombre des vaisseaux et du vent sans aucune retraicte, j'ay resolu de vous depescher ce courrier exprez pour. vous dire que mon intention est aussitost que vous 1'aurez receu, qu'en quelqu' etat que vous soyez soit que vous n'ayez encore embarqué aucune desdites troupes ou que vous nen ayez embarqué qu'une partie, pourveu que le vent le permette, vous mettrez a la voile et alliez joindre 1'armee hollandoise que le S". Vanbeuningen envoyé extraordinaire desdites Estats prez de moi m'asseure estre entre Nortforland et Dunkerque et avoir ordre d'y demeurer; et en cas que vous ne 1'y trouviez pas, mon intention est que vous vous rendiez sur les costes de Zelande pour y mettre mon armée en seureté jusques a ce qu'elle puisse se joindre a celle des Estats par les moyens que vous concerterez avec le S1. comte d'Estrades mon ambassadeur extraordinaire vers eux.

Et d'autant que l'armée d'Angleterre pourroit vous avoir devancé pour occuper le pas de Calais et se poster entre vous et l'armée des Estats, en ce cas ne voulant point que vous hasardiez le combat seul, je desire que vous demeuriez en quelque rade la plus éloignée dudit pas et que vous vous serviez du mesme vent qui pourroit apporter sur vous les Anglois pour vons retirer dans Brest.

Si vous estes obligé de passer jusques en Zélande je donneray ordre a tout ce qui sera nécessaire pour y maintenir madite armée. Pour

4) A. N, Marine Bs 4. — Uit Vincennes. — Over het saluut vgl. Brandt, 548.

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