Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

rendre la jonction des deux flottes et plus seure et plus prompte, j'ay resolu d'envoyer le S*. de Villequier, capitaine des gardes de mon corps, vers le Sr. de Ruyter pour luy donner part de 1'estat et du lieu auquel vous estes et le presser de s'advaucer vers le pas de Calais et mesme plus avant s'il est nécessaire pour vous joindre; je luy donne ordre de plus de traicter avec ledit Sr. de Ruyter sur le sujet du salut de mon pavillon, afin que cette difficulté ne le retienne point de s'advancer; pour eet effect en cas qu'il trouve trop de resistancea faire baisser le pavillon des Estats devant le mien, qu'il se contente de le faire embrasser seulement, et mesme si contre toute raison il en faisoit difficulté, de se contenter, pour cette fois seulement, sans tirer a conséqoence et en attendant les éclaircissemens de part et d'autre, du salut de quinze coups de canon, en luy respondant de deux coups moins, a quoy je desire que vous vous conformiez sur les advis qui vous en seront donnés par le Sr. de Villequier,

325. „INSTRÜCTION POUR LE Sr. DE VILLEQUIER, Capitaine des Gardes du Corps dn Roy", 24 Sept. 1666»).

Le S'. de Villequier estant bien informé de ce qoi s'est passé entre les flottes angloises et hollandoises a la rade de S.' Jean prés Boulogne après avoir passé toutes deux le pas de Calais, et que l'armée angloise s'estant retirée s'est posteé aux rades de Pisre de Wigt pour empescher la jonction de l'armée de S. M. avec celle des Estats, celle-cy sest retirée vers la Zelande et tient a present la mer entre Nordforland et Dunkerke. II ne reste qu'a luy dire que ladite armée de S. M. ayant eu ordre de partir dans la Manche pour faire la jonction avee celle desdits Estats n'a pu recevoir assés a tems les advis de la retraicte de celle-cy et du poste pris par celle d'Angleterre, en sorte qu'ayant exécuté ses premiers ordres et continué sa route, S. M, a eu advis qu'elle avoit passé devant le Havre de Grace hyer matin 23 de ce mois, et comme elle court un risque presque certain de rencontrer Parmée d'Angleterre avant qu'elle puisse passer le pas de Calais pour aller joindre l'armée hollandoise, S. M. a estimé necessaire d'envoyer I'uu des principaux officiers de sa maison vers le S.r de Ruyter pour luy faire connoistre 1'estat auquel est l'armée de S. M., la diligence qu'elle a fait pour se rendre en lieu commode pour faire la jonction suivant les instances pressantes de ses maistres, le risque' qu'elle a desja couru de rencontrer l'armée angloise lorsqu'elle passé a la yeue de 1'isle de Wigt, et celuy auquel elle est perpetuellement exposée en continuant sa route dans une mer si estroicte et estant

i) A. N., Marine B» 3. — Uit Vincennes.

Sluiten