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pavillon soit seulement embrassé en presence de celuy de S. M., et a l'esgard du salut des vaisseaux en la forme qu'il est dit cy-dessus.

Et mesme s'il trouve encore trop de resistanee a suivre ce dernier moyen et que ledit S.r de Euyter demeurast ferme a demander que le pavillon de S. M. fist la mesme cbose que celuy des Estats, S. M. voulant en toutes choses faire au dela mesme de ce que lesdits Estats pouvoient espérer pour manitenir la bonne intelligence qui doit estre entre elle et lesdits Estats, veut bien en une occasion si importante se relascher du salut du pavillon et se contenter de celuy de 1'artillerie, en protestant par ledit S.r de Villequier que c'est pour cette fois seulement sans en tirer a conséquence pour 1'advenir et en attendant que l'on ayt pris de plus grands eclaircissemens sur cette matière de part et d'autre.

Ledit S.r de Villequier observera de ne se declarer de ce dernier expediënt qu'a la dernière extremité. II prendra soin de donner part a M. le duc de Beaufort de ce qui aura esté resolu concernant ledit salut.

326. "WICQUEFORT AAN FREDERIK LU, 25 Sept. 1666 >).

Depuis que je me suis donné 1'honneur d'escrire a V. M. du 18 de ce mois, il est arrivé un grand changement dans les affaires de deca. Le 17 au soir arriva icy de Paris 1'escuyer de 1'ambassadeur de France, qui dit que le duc de Beaufort devoit partir infailliblement de la Rochelle le 7 ou le 8 du mois, dont l'on fit part en mesme temps a Mre. les Estats; mais dimanche 19 arriva un courrier, que M. van Beuningen avoit despesché expres, sur 1'advis certain, que la cour avoit eu, que la flotte estoit partie de Rochelle le 13 du matin, et qu'elle iroit droict dans la Manche, sans aborder a Brest, suivant 1'ordre que le Roy lui avoit envoyé le 9. La lettre de M. van Beuningen dit, que l'on estoit en de grandes inquietudes a la cour, paree que l'on y croyoit, que les Anglois estoient allés auprès de Wigt et de Portsmouth expres a dessein d'y observer la flotte de France a son passage auprès d'Onessant, pour la rniner devant la conjonction, et que l'on y scavoit que de Ruyter ne bougeoit de la rade de S*. Jean. Qu'a cause de cela le Roy de France lui envoyoit le comte de la Feuillade, pour lui persuader d'entrer plus avant dans la Manche, et de suivre les Anglois. M. van Beuningen escrivit en mesme temps a M. de Ruyter, pour luy faire entendre les inquietudes oü l'on estoit a la cour, et pour 1'exhorter de contribuer a la conservation de l'armée navale de France tout ce qu'il pourroit, suivapt ses ordres, et le concert fait avec 1'ambassadeur de France et avec M. de Bellefons. Sur ces lettres 1'admiral despescha

1) R. K. — R. H. — Uit den Haag. — Vgl. Brandt, 541 w.

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