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aura appris que la flote de cet Estat sera en mer et approchera le Pas de Calais.

3. — Que la flote des Estats estant en mer devant celle de 1'ennemy, le vent estant au Ouest elle se portera vers le Pas de Calais ou bien entre la rivière de Londres et le Pas, et celle de S. M. advancera a la faveur du mesme vent dans la Manche pour joindre celle de cet Estat.

4. — Mais si en mesme cas le vent se met a 1'Est au moment que la flote de cet Estat aura advis que celle de Sa M.té fera sortie du port de Brest, elle entrera plus avant dans la Manche, et ira au devant de la flote du Roy jusques a la hauteur de Pontrieux ou environ, jusques oü Sa M.tó en ce cas fera advancer sa flote; afin que la jonction estant ainsy faicte par la grace de Dieu, l'on puisse aller chercher 1'ennemy et le combattre.

5. — Mais si la flote angloise est en mer plustot que celle des Estats, quoyqu'il sera bien difficile d'esquiver alors le combat devant la jonction, neantmoins on 1'évitera autant que 1'honneur et la reputation de l'Estat le pourra permettre; en ce cas-la, on s'advertira fort soigneusement les uns et les autres, tant par mer que par terre, de tout ce qui se passera de temps en temps, et de ce que les uns et les autres pourront faire et entreprendre pour tascher de faciliter la jonction. Et en l'un ou 1'autre cas, s'il se presente quelqu'occasion favorable au Roy ou aux Estats pour attaquer la flote angloise ou une partie d'icelle, l'on ne manquera pas de s'en servir pour incommoder 1'ennemy.

337. „RESPONSE AUDIT PROJECT" »).

11 est facile de remarquer dans le premier article de ce memoire qu'il est tel que les interests et la fantaisie de M.rs les Estats 1'ont pu demander, ce qui arrivera toujours quand sur de telles matières le négociateur de Prance quelque zélé et intelligent qu'il puisse estre, ne sera pas secouru et assisté d'un homme qui entende la mer parfaitement et qui soit aussi fin que ces Messieurs au faict de la navigation, car dans tout ce que contiennent les articles, il y a peu de chose qui n'y soit couché a leur mode, a laquelle ils nous veulent toujours réduire.

1. — Je ne m'estonne pas qu'ils disent qu'il faut mettre une flotte plus considerable a la mer que 1'année passée, puisqu'ils ont autant de navires qu'ils en peuvent desirer et qu'ils ont par dessus cela neuf a dix de ceux de S. M.té avec eux; de cette manière ils sont en estat de battre les ennemis et ne se mettent guère en peine de ce qui peut arriver de nous autres. Ils concluent cet article par quelque

1) A. N., Marine B* 3.

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