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lieu, les saluant a la maniere ordinaire des vaisseaux de guerre.

Lorsque 1'admiral de quelque Prince estranger salue, tous les vaisseaux repondent pareil salut. Si c'est un vice-admiral, 1'admiral repond deux coups moins, et le vice-admiral et le contr'admiral repondent conp pour coup. Sy c'est le contr'admiral d'un Prince estranger qui salue, 1'admiral et le vice-admiral luy respondent deux coups moins, et le contr'admiral anglois coup pour coup. Et si un vaisseau particulier ou marchand ou de guerre salue, ceux d'Angleterre repondent deux coups moins. C'est ainsy que les saluts sont reglez a 1'esgard des estrangers. Pour ce qui est de ceux qu'ils se doivent entr'eux, un vaisseau du second rang qui n'est ny vice-admiral ny contr'admiral saluë 1'admiral d'unze coups, le vice-admiral de neuf et le contr' admiral de sept, et les autres a proportion de deux coups moins, selon leur rang.

Quand un vaisseau du second rang porte un ambassadeur, Duc ou Lord, il le doit saluer d'unze coups en entrant et de quinze en sortant; sy c'est seulement un chavelier, un gentilhomme ou dame de qualité, de sept et d'unze, les autres vaisseaux de deux coups moins, selon leur rang.

Quand un vaisseau salue une de leurs fbrteresses, il ly doit deux coups moins qu'a 1'admiral. De 1'ordre du II ne reste plus qu'a parler 1'ordre du combat, après quoy je combat. n»auray piug rjen a dire au 8njet de 1'armée jusques a son retour dans le port.

Comme 1'ordre des combats se doit regler dans le conseil de guerre sur la force, la disposition et la contenance des ennemis, il n'y a point de methode qui puisse s'observer dans tous les temps. Neantmoins, dans les guerres que les Anglois ont eu avec les Hollandois, on a pu remarquer que les deux armées se renontrant d'un nombre presque egal, 1'ordinaire estoit premierenent de faire tous ses efforts de part et d'autre pour gagner le dessus du vent, et enfin, les deux armées estant en presence, de mettre de chaque costé tous les vaisseaux a la file les uns des autres; pour que tous ayent la liberté de canonner, ceux qui sont a 1'avant-garde commencent a lacher leur première bordée, et revirent le bord aussytost par derrière pour s'aller mettre a la queue de 1'arriere-garde. Le corps d'armée s'avance en mesme temps, succede a 1'avant-garde et en fait autant, arriere-garde de mesme, et ainsy successivement, jusques a ce qn'y ayant des vaisseaux en mauvais estat de part et d'autre, cela rompe entierement tout 1'ordre de bataille. Pour lors, chacun fait du mieux qu'il peut. Mais, comme les Anglois pretendent que leur plus grand avantage est dans la bonté de leurs canonniers, ils ne vont a 1'abordage que le plus tard qu'ils peuvent et ne songent d'abord qu'a eouler a fonds pour se debarrasser d'autant d'ennemis. Sur la fin, lorsqu'ils voient quelques

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