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reserver la liberté de deliberer toachant la collation des charges de capitaine general et d'admiral en chef, apiès que le temps porte' par 1'harmonie sera expiré a 1'égard de M. le prince d'Orange, et ce de concert avec les autres alliés, en la mesme harmonie, et qu'ils requeroient les autres provinces de s'en expliquer presentement et cathegoriquement; afin qu'en cas qu'elles n'acceptent point les offres de cette province, elle pust disposer du commandement des armées de eet Estat conformement a la mesme harmonie. Au reste qu'elles eussent a s'expliau sujet de 1'instruction, paree qu'il estoit necessaire de 1'arrester devant que de disposer de la charge de capitaine general.

Les Estats Generaux ne dirent rien ce jour la paree qu'il y en avoient parmy eux, qui avoient fait accroire a M. le prince d'Orange, qu'il ne devoit pas accepter l'employ a ces conditions, et qu'ils luy en feroient obtenir de bien meilleures. C'est pourquoy aussy M. le prince, ayant sceu, qne les estats de Hollande luy alloient envoyer des depntes, pour luy dire ce qu'ils avoient fait pour luy, et pour le cOnvier d'accepter l'employ sur ce pied, il leur fit dire qu'il seroit bien aise qu'ils n'en prissent pas la peine, paree que ne pouvant pas accepter l'employ de la maniere qu'on le luy offre, il seroit bien marry de se commettre avec M™. les Estats de Hollande, en renvoyant leurs deputés avec un refus. Ils se separerent le mesme jour, pour revenir le 2 fevrier; tellement qu'il n'y avoit point d'apparence de faire reussir cett' affaire, si M. le prince ne changeoit de sentiment. Quelques-uns des deputés de Haerlem et de Leide le virent le mesme jour, et luy representerent le tort qu'il se faisoit par ce refus, et l'on a remarqué depuis ce temps-la, qu'il ne croit pas si fort les advis de ceux qui lny donnoient des conseils contraires. Les six provinces, voyant qu'il est impossible de vaincre la fermeté des estats de Hollande, luy conseilleront d'accepter ce qu'on luy offre, et il y a de 1'apparence qu'il se rendra.

12- „ARTICLES dont les soussignés ambassadeurs en commissaires du Roj de France et les commissaires du Roy de la Grande-Bretagne sont convenus sous le bon plaisir desdits seigneurs Roys leurs maitres, pour la jonction des forces maritimes de France et d'Angleterre pendant la campagne de 1672, du 5 février 1672"

1°. Que l'on fera de part et d'autre toute diligence pour mettre les vaisseaux en estat de se mettre en mer le plustost qne faire de pourra, et que 1'armée navale du Roy de la Grande-Bretagne sera preste a faire voile, et assemblee au plus tard le 25 du mois d'avril, a moins que les "vents contraires ou les ennemis ne 1'en empeschent.

1) A. N., Marine B< *.

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