Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Neove Espagne doivent arriver a Cadis dans le mois prochain, et qu'un nombre considerable de mes sujets s'y doivent rendre pour y porter leurs marchandises et pour raporter dans mon royaume 1'argent qui vient du Pérou pour leur compte.

96. SYLVIUS AAN DEN PRINS, Aug. 1672 ij.

Le zele que j'ay pour 1'interest de V. A., et le danger que je voy qu'elle court en n'embrassant pas promptement le party d'un accommodement, me fait trembler de peur qu'elle ne perde 1'occasion de se mettre en possession d'une belle souveraiuté, qui la rend égale a quelques Roys en puissance, et un des plus considerés princes de 1'Europe. Je confesse que si V. A. estoit obligée d'acheter ce poste par une lacheté, au prix de son honneur et de sa reputation, ou de sa conscience, elle auroit grande raison d'estre fort scrupuleuse, puisque toute 1'Europe a 1'oeil sur sa conduitte presentement, mais je la puis asseurer que généralement tous les gens sages et prudens que j'ay oüi discourir sur ce sujet, estiment qu'elle exposé beaucoup plus son honneur et sa reputation dans la continuation d'une guerre dont le succes ne peut luy estre que fatal et a ses peuples, qu'en faisant une paix, pour si mauvaise qu'elle puisse estre; et tout le monde demeure d'accord (c'est a dire ceux qui entendent un peu nos affaires du dedans et du dehors) que c'est plustot temerité qne prudence de s'opiniatrer a deffendre le reste des Provinces-Unies contre les deux Roys, quand même vous auriés tous les secours de 1'Empire et de 1'Espagne que vous pourriés souhaitter, prusque tous les succès que vous auries par le moyen de leur assistance vous acheteriés toujours plus cher, que vous ne fairiés la paix presentement; de sorte que vous voyés par la que le meilleur succès que le ciel vous pourroit envoyer, vous seroit desavantageux. Je laisse a part a cette heure cent accidens qui arrivent pendant la continuation d'une mauvaise 'guerre qui se doit faire chés vous, et a vos depens; comme aussi les divers differens interests des princes, avec qui vous serés lié par traité, ou autrement, et les suittes et consequences de cela, sur quoy il y a diverses reflexions a faire, et lesquelles je porteray sous silence, pour luy parler de quelque chose de plus materiel, croyant estre obligé de luy dire,'que scachant d assez bonne main la constitution et les sentimens soit de la cour de 1'Empereur, ou de celle d'Espagne, je crains que ces ministres ne flattent V. A. et ne 1'abusent en luy faisant espérer des choses que leurs maitres ne sont en estat, ny dans le dessein d'effectuer: et si

1) R. O., Holland 192. — Ongeteekend. - In dorso: „1672. Copyol' what Sr Gabriel Sylvius wrote to Dr. Rumpff to be coinmunicated lo tho Prince". '

Sluiten