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mer avec la plus grande diligence qu'il se pourra de tout ce qui se sera passé en cette occasion, et dans toutes les autres qui arriveront pendant que les flottes seront en mer.

Je n'ay point encore appris de nouvelles de M. de Martel depuis son départ de Cadis le 16e du mois d'avril, mais selon toutes les apparences il ne peut pas tarder a arriver. a Brest, oü il trouvera toutes choses prestes pour se mettre en estat d'entrer aussytost dans la Manche pour vous aller joindre.

138. COLBERT DB CROISSY AAN SEIGNELAY, 5 Juni 1673.»)

Nous n'avons ici ancunes nonvelles de la flotte depuis celle que je vous ay escrite 1'ordinaire dernier, et vous pouvez juger avec quelle impatience on attend le succès de ce qu'elle aura entrepris contre les ennemis, qui sont, selon mon sens, moins a craindre pour nos grands vaisseaux que les sables qu'il y a a passer pour les aller combattre.

Le Roy d'Angleterre receut hier nouvelle de 1'arrlvée de Mr. Narhourough a Pleymouth avec environ cent vaisseaux marchands, les Uns revenans de Gadis, les autres des Indes Orientales, et tous richement chargés, ce qui donne bien de la joye a tous les marchands de Londres, et par consequent au Roy et a ses ministres. Mais ce qui m'afflige est que l'on m'asseure que Monsieur de Martel a esté obligé de retourner a Gadis pour y faire remettre un grand mat a 1'un des vaisseaux qu'il commande, qui est de plus de soixante pièces de canon, et dont le mat a esté rompu par un coup de vent. En sorte que, si cette nouvelle est bien véritable, nous courons risque de ne le voir de longtemps dans ces mers-cy. C'est, Monsieur, tout ce quy se presente a vous faire scavoir pour cette fois, et je crois que vous aprendrés plus tost des nouvelles de la flotte oü vous estes soit par la voye de Plandres ou Hollande, que nous ne le pourrons scavoir icy. Je ne manqueray pas neantmoins de vous informer tres exactement, et mesme par des eourriers, ce qui viendra a ma connoissance de plus important.

P. S. Je viens de recevoir une lettre des S.™ des Boniges et Rivaud, dattée des Dunes le 4e, par laquelle ils me donnent avis de leur arrivée et me prient de leur faire scavoir ce qu'ils ont a faire. Comme je crois que Mr. le Vice admiral a besoin des fluttes et bruslot qu'ils commandent, je pourray bien leur escrire de suivre sa barque longue qui les va trouver, au cas que le Roy d'Angleterre, qui doit estre de retour icy ce soir, soit de mesme advis.

1) A. E., Angleterre 109, fol. 2i9. — Uit Londen.

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