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'de Schevelinge et croise néantrnoins tousjours sur cette cötela ou le pensionaire de Fagell et autres deputés d'Hollande confèrent tous les jours avec le lieutenant admiral de Ruyter de la conduite qu'il doit tenir pour attacquer les Anglois qui mouillent 1'ancre entre Egmunt et Texel, et n'en reviennent parfois qu'a 10 heures du soir qu'ils vont encore fairff rapport a la Diète qui demeure souvent assemblee jusques a 2 ou 3 heures de nuit. Toutes ces conférences aboutissent a ce qu'on ahorde les ennemis avec advantage. De Ruyter dit hier aux députez qui retournèrent eet après-diné a son bord qu'a eet effect il faudroit attendre un vent plus favorable de Sud-Est ou Nord-Est afin de le gaigner sur 1'ennemy d'un cöté ou d'autre, de peur que s'engageant a tout hazard les escadres n'en soient coupées ou embarassées parmy la flotte angloise. G'estoit 1'advis du lieutenant admiral, mais celuy des admiralitez et quelques autres des plus experts ès affaires de la marine porte qu'on le doive assaillir sans avoir aucun égard au vent dès que la cessation de la tempeste ou mauvais temps le permettroit, et ou croit asseurement que ledit lieutenant admiral aura demain ordre d'aller combattre quoy qu'il en arrivé, paree qu'ensuitte des remonstrances que les directeurs de la compagnie des Indes orientales ont fait, on appréhende fort que les vaisseaux de retour qu'ils attendent de Batavia et Geylon ne tombent entre les mains des Anglois qui auroient posté des frégattes devant la Hitlande et sur le Doggersand pour donner un signal lorsque les navires des Indes y arrivent. La crainte et 1'espérance d'un bon ou mauvais succes occupent icy tellement les esprits de tous les membres de 1'assemblée d'Hollande qu'ils ne songent a aucune . autre chose, quelque importante qu'elle puisse estre, qu'a 1'expédition de la flotte. Le départ des Plénipotentiaires sera demain, mais ils ne hatent pas la négotiation pour voir 1'issue d'une bataille navale qui suspend 1'attente de la pluspart des Princes de la Ghrétienté. Ledit de Ruyter assure qu'il y a moyen de remporter la victoire s'il pouvoit avoir le dessus du vent, a quoy il y auroit de 1'apparence en cas que les Estats appronvent qu'il remette le combat pour 2 on 3 jours, ce qu'ils feront vraysemblablement, mais le vent commencant a cette heure de tourner vers le Sud-Ouest, il pourroit bien estre qne les deux flottes viennent encor dans 24 heures aux mains.

188. D'ESTRÉES AAN SEIGNELAY, 12 Ang. 1673 >).

Je prens la liberté de faire considérer a M. vostre père qu'il seroit d'une grande espargne et d'un grand avantage que cette escadre füt

1) Bibliothèque Nationale, Mélanges de Colbert 165, p. 356. — „A. 4 .lieuses du Texel". . ! —

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