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prendre des mesures séures sur tout ce que j'ai eu 1'honneur de luy représenter cy-dessus. Ce que je demande par grace a V. M. c'est de nous envoyer une prompte réponse, parceque le tems presse un peu.

239. „JOURNAL du mois de janvier pour l'armée navalle dn Boy", 28 Jan. 1676"1).

Les dernières nouvelles qu'on a recu de Messine de M.r Duquesne de Toulon, du 5° décemhre, portent a M. le maréchal de Vivonne la résolution qu'il avoit prise de passer par le Nord, et il fut incessamment dépêché trois tartannes en trois postes différens, et toutes luy témoignèrent que M.r le maréchal et tous les officiers de mer icy désaprouvoient ce passage; aucune ne 1'a rencontré. Cependant on mit en déliberation si les dix vaisseaux qu'Alméras commandoit iroient au devant de lui ou s'ils estoient a 1'appui de la ville qui paroissoit quelquefois ébranlée par 1'arrivée des Hollandois a Melasso et par les ataques que les Espagnols faisoient souvent depuis ce secours. M.r le maréchal de Vivonne outre ces raisons considéroit qu'il apréhendoit que M.r Duquesne avec 20 navires rencontrat les ennemis joints. II y avoit encore plus a craindre qu'Alméras les rencontrat avec 10 et que M.r Duquesne venant du large avoit la mer pour lui, mais qu'Alméras ayant passé le fare se trouveroit engagé et acculé. Le désir que S. M. a témoigné d'une bataille navalle et le zèle des officiers 1'emporta, et M. le maréchal de Vivonne ne pouvant s'arracher de Messine dans une conjoncture sy dangereuse ordonna a Alméras de tenir les vaisseaux prêts a partir a la première nouvelle qu'on auroit de M.r Duquesne. Le 7e janvier a minuit il arriva une felouque que M.r Duquesne avoit dépêchée de 1'isle üstica et le lendemain a minuit aussy il en arriva une autre qu'il avoit dépêchée d'est a ouest de Stromboly la nuit du mardy 7e janvier au mercredi: par cette dernière M.r Duquesne écrivoit que l'armée d'Hollande étoit venue au devant de lui; que ee jour-la ils étoientau vent de lui, les Hollandois seuls; qu'ils avoient fait vent arrière sur lui jusques quatre heures du soir, mais qu'ils avoient retenu le vent, et qu'ils le garderoient toute la nuit. II n'en falloit pas attendre autre chose, car outre qu'on ne commence guère un combat a 1'entrée de Ia nuit, 1'amiral Ruiter attendoit a toute heure les Espagnols de Palerme. Le mercredi 8e notre armée fut au vent des ennemis et allèrent a eux; ils les attendirent. Le combat dura huit ou neuf.heures, et sur la fin le calme qui dura trois ou quatre heures ne permit pas aux nötres de joindre les ennemis de plus prés; il me semble que chacun y a bien fait son devoir, et ne sachant le détail que par le raport des officiers, ils en rendront mieux compte que moy. Cependant la dernière felouque qui

Uit Messina.

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