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avec doHze iiavires hollandois; le corps de bataille commandé par Pamiral d'Espagne fit Ia mesme chose, mais avec moins de'vigqebr, et 1'arrière-garde meslée de Hollandois et de qulques Espagnols demeura un peu plus au vent. A quattre heures la:teste de 1'avantgarde de Ruiter tomba sur celle de la nostre et eommenca le combat, estant a la portée du mousquet. Ruiter 'la suivit avec ses vaisseaux,' et fit un effort extraordinaire pour la faire plier, ainsy que les premiers vaisseaux de la teste du corps de bataille. Ils furent receus avec une pareille ardeur par les vaisseaux de 1'avant-garde, et par lesdits premiers vaisseaux du corps de bataille, sans les pouvoir faire pljer eu aucune manière et sans que l'on vist aucuns des vaisseaux de la ligne faire le moindre mouvement pour arriver. Cependant les Espagnols du corps de battaille se trouvant a une grande portée de canon, tinrent le jent et tirèrent de fort loing, sans conserver d'ordre; en sorte qu'ils se trouvèrent qnattre vaisseaux ensemble dont 1'amiral' estoit du nombre tirant en confusion, et n'arrivant point sur le corps de battaille. L'arrière-garde estoit plus en ordre, mais elle n'arrivoit pas d'avantage. Ruitter voyant ses efforts inutiles et ne voulant pas en venir a 1'abordage, après deux heures et demie de combat trés rude, mit ses voiles a scier et se tira de devant les vaisseaux de M. d'Alméras et de Valbelle, faisant essuyer son feu a toute la ligne jusques vers le milieu du corps de bataille, oü le combat eommenca fort vigoureux a soleil couchant. L'arrière-garde arriva en ce temps sur la nostre, et l'on . y combatit de mesme qu'au corps de bataille jusques dix heures du soir que les ennemis revirèrent le bord et prirent la routte de Sarragousse. Avant que le soleil fut couché, l'on vist les gallères d'Espagne prendre a la remorque quattre vaisseaux hollandois trés. incommodez dans leurs vergues et mastures, et le soir un cinquiesme. Des nostres toutte 1'avant-garde et partie du corps de bataille ont este' fort maltraités, mais cela seroit peu considérable, si nous n'avions perdu M. Dalmeras lieutenant général et MM. Tambonneau et de Coux capitaines qui ont esté tuez. M, de Cougoulin, M. de la Barre et M. de Béthune ont esté blessés, les S> Bonnefond et Guignes enseignes tuez, les S.™ de Ris ayde major et Daligre lieutenant blessés. M. du Quesne ayant laissé passer la nuit sans faire de voiles, et le 23 au matin ralhé les vaisseaux et couru avec peu de vent vers la terre de Sicile, les mauvais temps 1'ont empesché avant le 25 de pouvoir approcher du hen du combat et de 1'entrée de Saragousse, ce qu'ayant fait il a trouve les ennemis enfermez dans ledit port, sans que la presence de nostre armée les ayt excitez a faire aucun mouvement.

L'on a. plusieurs advis qui confirment que Ruyter a eu une jambe emportee, et la moitié de 1'autre pied, avec un éclat par la teste dont il est en grand danger.

Je ne suis plus sur le Pier, Mons'. le maréchal de Vivonne m'avoit 11 26

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