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fist en tout le nombre de vingt-deux bastimens environ, quatre mil hommes, et six a sept cent pièces de canon. Le feu du combat et du bruslement des vaisseaux fist cesser le vent qui avoit mesné nostre armée dedans, et quand tout fust acbevé, il s'en leva un tout contraire pour nous tirer au large, de sorte que tout lebonheur de cette journée fust complet. Nous n'avons pas eu plus de cinquante hommes de tuez dans cette occasion et autant de blessez.

257. „RELATION du combat naval et de la victoire rem portée le 2* juin par l'armée dn Roy, sous le commandement du Maréchal duc de Vivonne, vice-roy dn Sictle, sur les flotes d'Espagne et de Hollande, mouillées a la rade de Palerme"

Quoique les vaisseaux du Boy que le Sieur Duquesne commandoit, eussent besoin d'estre radoubéz après les avantages qu'ils avoient remporté sur les flotes ennemies, qui ne leur avoyent cédé qu'après une défense opiniastre; cependant, le maréchal duc de Vivonne jugea a propos de les retenir quelque temps dans les mers de Sicile, pour chercher 1'occasion d'une troisième bataille.

Dans ce dessein glorieux qui fait connoistre la vérité de nos deux dernières victoires que les ennemis ont vainement voulu déguiser a leurs alliez, le duc de Vivonne mit a la voile le jeudi 28 de may, ayant donné ses ordres pour la seureté de Messine, oü il laissa le marquis. de Valavoir, et ce mesme jour les vaisseaux et les galères sortirent du port dans l'ordre suivant *).

L'armée ayant passé le fare et doublé les caps de Melasse, Orlaudo Gesaldi et Zafrano, arriva après une route d'environ cent quatre-vingt milles le dimanche au soir, dernier jour de may, a la vue de Palerme, et le lendemain, lundy matin, les ennemis parurent hors du niöle.

Le duc de Vivonne voulut asseurer le succès de sa résolution importante par des mesures certaines, et connoissant que les entreprises sont souvent malheureuses lorsqu'on a pas bien reconnu 1'estat de ceux qu'on veut attaquer, il donna eet employ de confiance aux Sieurs Gabaret, chevalier de Tourville, marquis de Langeron et chevalier de Chaumont, qui s'embarquèrent par son ordre dans une felouque soutenue de galères pour voir de prez la dispositien des ennemis.

II s'approchèrent a une demie portée de canon et rapportèrent que les flotes d'Espagne et de Hollande composées de vingt-sept vaisseaux, dix-neuf galères dans les iutervalles et de quatre bruslots, estoyent sur une ligne, le möle a leur gauche, le fort de Castelmare derrière le milieu de leur ligne, une grosse tour et les bastions de la ville a leur droite.

1) A. N., B« 7. — Gedrukt.

2) Zie n°. 253, welke lijst hier is ingelascht zonder de stukken en koppen.

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