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Nous n'avons pas de patriotisme, disent les boches

C'est au moyen de nombreusses déclarations rassurantes sur le même thème, et nous reposarit sur la foi du traité de 1839, qu'on a réussi a tempérer quelque peu notre patriotisme, mais ce patriotisme n'était pas mort, comme les boches le prétendent aujourd'hui, il n'était que légèrement assoupi, et il a suffi de la secousse germanique pour lui rendre toute son impétueuse ardeur. En Allemagne le patriotisme est inculqué aux soldats "par ordre", de même que ceux qui se rendent au front doivent chanter, sinon la crosse de fusil du sous-officier ou le plat du sabre de 1'officier se fait sentir a celui qui, parfois plus mort que vif, ne se sent pas disposé a chanter; ils sont patriotes "par ordre", comme ils sont joyeux "par ordre". Dans ces conditions, leur patriotisme ne saurait guère avoir des racines profondes, et la preuve en est dans le nombre sans cesse grossissant des soldats alleminds ciui désertent, et si la surveillance le long des frontières n'était pas aussi sévère, le nombre de ceux qui journellement mettent le fil de fer barbelé entre eux et leur pays tyrannique, serait bien plus considérable encore.

Et ce sont ces mêmes boches qui prétendent que le patriotisme beige n'existe guère; 1'auteur anonyme des "Lettres ouvertes", ou plutöt 1'agent allemand, se disant beige, écrit: "Le patriotisme Beige n'existait guère pourtant, il fallait "dotic susciter un enthousiasme factice qui en tint lieu.

" II n'y avait en Belgique aucun sentiment National, sinon

"011 eüt culbuté depuis longtemps le Gouvernement "

A cöté du boche, reparait encore le vil politicien que j'ai déja rabroué, et je lui demande maintenant si en Allemagne on n'apprend pas du tout 1'histoire de Belgique? Je dois supposer que non, car sinon il saurait que dans le cours dies siècles, notre pays a toujours brille nar sa bravoure et son patriotisme. Peut-être serait-il utile d'écrire un jour l"'Histoire de Belgiaue a 1'usage des boches"; on pourrait y rémémorer les faits d'armes de nos ancêtres. depuis Jules César jusqu'a nos jours, et si ce général Romain nouvait dire a cette époque reculée que, de tous les neunles de la Gaüle, les Beiges étaient les plus braves, certes, les Beiges d'auiourd'hui n'ont pas dégénéré; si vous connaissiez, un peu seulement, 1'histoire de notre glorieux pavs, Monsieur le boche. vous vous seriez souvenu de la- bataille des Eperons d'or, des 600 Franchimontois, de la guerre des paysans, du mouvement! populaire de 1830, tout cela est du pur et glorieux patrfotisme. Les statues de Jan Breydel et de Pieter de Conink, du sere:eant De Bruvn et du Lieutenant Linpens, les nombreuses statues de héros qui ornent les places de nos grandes villes, sont les preuves parlantes du patriotisme de notre peuple.

De nos jours, notre glorieux souverain le Roi Albert, le

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