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II avait vendu sa fille a 1'astre du matin. Perkun frappa le chêne d'or; la fille du soleil pleura amèrement, en ramassant les branches d'or. Toutes les branches étaient la; la seule branche du sommet manquait; elle la retrouva après quatre ans. Un troisième chant ajoute quelques détails intéressants: La lune emmène la fille du soleil; Perkun suit la noce ; sautant par la porte ouverte, il brise le chêne d'or; le sang du chêne jaillit sur le rocher sombre; la fille du soleif demeura trois ans sur les branches."

Un quatrième chant revient sur le même mythe, en y ajoutant une nouvelle image solaire: L'astre du matin faisait sa noce; Perkun chevaucha par la porte, et il brisa le chêne vert. Le sang du chêne coula et jaillit sur mes habits et sur ma petite couronne. Ainsi pleurait la fille du soleil, et elle ramassa, pendant trois ans, les feuilles détachées: Ma mère oü dois je laver mes habits, pour en effacer le sang? — Ma fille, ma petite, va a 1'étang dans le quel neuf ruisseaux coulent, — Ma mere oü dois je faire sècher mes habits ? — Ma fille, dans les jardins oü poussent neuf rosiers. — En quel jour ma mère, devrai je remettre mes habits blanchis ? — Fille, le jour oü neuf soleils brilleront.

A propos du mythe des Lettes, M. Mannhardt fait, encore mention de 1 arbre de Dieu du Taaras ou chêne cosmogonique finnais, aux branches d'or, couvrant le ciel; d'après le Kalcvala, le chêne planté par le fils du soleil aurait été déraciné par un nain sorti de la mer et devenu géant. Cet arbre aux branches d'or qui couvre le ciel semble être ici 1'aurore même, le nain est le soleil qui chasse 1 aurore, en déracinant 1'arbre qui la représente, le s°ii a 1 occident, le matin a 1 oriënt. La légende esthonienne fait de ce chêne un arbre bien heureux, un arbre de 1 abondance, tel qu'etait le pommier des Hespérides. De ses branches sortent des berceaux, des tables, des maisons

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