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g° HlSTOIRE

» dont I'excroiflance ne foit une dépofition contre » moi. II eft vrai que dans toutes les occafions *> j'ai cru donner des marqués de mon refpect. 8c x de ma foumiftion au feu roi mon père , & a la » reine ma mère • mais ils ne voyoient pas le *> fond de mon cceur , & d'ailleurs extérieure» ment coupable , tout ce que je faifois pouvoit » être regardé comme une hypocrifie ou comme » un artifice qui a pu faire mal inrerprérer ce » que j'ai fait a 1'armée en faveur des foldats. On » ne voir point le fond du cceur „ je le répète , » les plus coupables font ceux qui favent mieux v fe déguifer. Ce n'eft que le rems 8c ma conv> duite qui pourronr me juftifier, & j'efpère que »» ma manière de gouverner fera voir que je ne » méritois pas d'être privé de la couronne qui » m'eft acquife par ma naiflance , & que mieux » connu de la reine ma mère , fa majefté alors w condamnera ce qu'elle fait contre moi, croyant » bien faire. Efpérons donc tout du tems. J'inj> formerai demain le confeil des réfolutions » que j'aurai prifes fur les circonftances pré» fentes.»

Ce difcours ne fervit que d'une nouvelle preuve du bon naturel de Titi, & de fon refpeófc inviolable pour fon père & pour fa mère. II ne diminua en rien du tout 1'indignation oü 1'on étoit envers la reine mère. On fe fcmvenoit fort

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