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Prince Titi. Si A quoi m'expofez-vous ? Ce font mes affaires , répondit Titi, vous êtes a moi, & je ne ferai jamais ;i une autre. En difant ces paroles, après s'être tenus embraffés, fans ferien dire, pendant quelques momens qui ne fervirent qu'a donner un nouveau vermillon aux belles joues de Bibi ; Titi la prit par la main , Sc la conduifit dans une falie baffe , oü madame Abor les accompagna, Sc oü éroit le roi de Forteferre Sc les princelfes , avec les dames Sc les feigneurs de leur fuite. Dès que Forteferre la vit paroïtre , il s'avanca pour l'embraffer ; la princefle Gracilie en fit autant, Sc enfuite la princefle de Blanchebrune ; fire, dit Forteferre , en s'adreffanr i Titi, il feroit inutile de cacher d ceux qui font ici préfens , qu'ils y voyent leur reine, fa vue lè*dit affe\ ; & on ne pour-, rok s'empêcher de vous accufer d'injujlice ,f, après l'avoir connue, votre majefté ne l'élevoit pas fur le trone. Les dames & les feigneurs ne s'avancèrent alors que pour lui baifer le bas de la robe. Mais Bibi s'en défendit comme d'un badinage, fans toutefois préfenter la joue aux dames quj s'approchèrent d'elle. Ce qu'elle ne fe retinr point de faire par orgueil; mais par refpect pour le roi de Fortefetre & les deux princelfes. En quoi on ne put s'empêcher d'admirer la préfence d'efprit d'une fi jeune perfonne. Sa rougeur & Ie mouvement de fes yeux marquoient fa modeftie; mais Tome XXVIII. p

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