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•I I 8 HlSTOIRE

qu'elles étoient accompagnées de jaloufie , n'étoient plus une union charmante , mais une eruelle fervirude, a plus forte raifon une union de fimple politique. Ainfi la reine vorre mère a marqué fans doute aütantde raifon que de vertu, Sc fe feroit enfin vue aimée du roi, d'autant plus parfaitement, qu'il auroit été conduit a 1'amour qu'elle mériroit, par les feminiens d'eftime qu'ü ne pouvoit lui refufer. Oui, madame, répondit Gracilie; ma mère auroit eu cette joie , Sc moi auffi, fi elle eut vccu, & même elle n'auroit pas attendu long-tems. Vous voulez dire, reprit Blanchebrune, que 1'infidéliré de celle qui détournoit le cceur du roi y auroir contribué ? Oui, madame , répondit Gracilie ; h trahifon de celle qu'il aimoit fans pouvoir beaucoup 1'eftimer, 1'auroir fait revenir a. celle qu'il eftimoit beaucoup, Sc qu'il n'aimoit pas aflez. Comment, dit Bibi, le roi aimoit une perfonne qui lui fut infidelle ? Eh qu'en arriva-t-il , je vous fupplie ? Qu'il la jeta par une fenêtre , d'un érage qui avoit plus de trente pieds de haut, répondit Blanchebrune ? Oh ! que j'en fuis bien aife , s'écria Bibi. II faudroir qu'il y eut une loi qui obligeat toutes les femmes a pafler une fois par ou devant cette fenêtre. Fort bien , madame, dit Blanchebrune en fouriant; vous conviendrez cependant s que Ia punition étoit un peu forte*

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