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du Prince Titi. 1Z7 rez par me faire celle de bien déterminer mon choix : un des plus difficiles & des plus ejfentkls devoirs de la royauté, cóntinua-t-il, ma toujours paru celui de ne regarder que la raifon pour la difpenfatrice desgrdces, afin de faire ainfi que ce qu'on appelle grace fok toujours juftice, & non point l'cjfet d'une puijfance arbitraire. Confervez a jamais ces fentimens, mon cher prince, répondit la fee, & n'oublic^ point qu'un roi fe déshonore en effet, lorfqu'il honore des gens de peu de mérite. Qu'il fe rend coupable d'injufike envers les autresi Qu'il fait qu'on ne donne plus de foins qu'ct la recherche de la faveur , au lieu de les donner d l'acquifidon de la vertu, & des talens. Qu'il éloi°ne ainfi les gens de bien de fa cour. Et ce qui eft plus encore, qu'il fe rend coupable de toutes les fautes & de toutes les injufikes que commettent dans les places qu'il a donnces, ceux dont il a fait un indigne choix. Cependant je ne veux point vous donner de confeils, j'aimerois même bien qu'un prince ne confultat jamais perfonne fur les graces qu'il a a faire, paree que la reconnoilfance qui lui eft düe, fe tourne alors vers celui qui a procuré la gra.ee, 8c non vers le prince qui Pa accordée, & qu'il fait ainfi des créarures a. fes propres fujets. C'eft une réflexion qu'il y a long-tems que j'ai faite, dit le roi de Forteferre, & j'ai démis de leurs emplois, & chaffe de la cour plus de vingt perfonnes, ï

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