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du P r i n c e Titi.4 rjj nante a un prince de la maifon dg Titi, & s'avance confidérablement du coté du midi, dans les états de Titi même, dont ce duchéeft un fief. Le duc de ce beau pays verioit de mourir fans poftérité. C'étoit la nouvelle dont on informoit Titi, qui par la fe voyoit le makre de difpofer d'une fouveraineré qui valoit mieux que certains petits royaumes. Titi communiqua cette nouvelle, en regrettant beaucoup la perre du duc de Feiicie: Elle fut de même regrettée de Forteferre & de tous ceux qui étoient préfens. Et lorfqu'après avoir fait 1'éloge du prince, oh paria du grand don que Titi pouvoit alors faire a qui il lui plairoit: je fens mieux que jamais, dit ce toi, le plaifir qu;Ü y a de faire quelque chofe de fon propre mouvement, & je crois que perfonne ne me defapprouvera de donner la fouveraineré de Feiicie a celui i qui je dois ma féiiciré j j'en vais dans le moment même écrire Ie diplome. II fortit en achevant ces mots. Toute la compagnie avoic bien compris le fens de fes paroles, & celui-li* mème qu'elles regardoient né s'y étoit pas trompé. Titi revmt, peu de tems après, le diplome dia main. II 1'avoit tout éëtitjfui même , non dans ces tours & exprelïïons de chancellerie , mais en quatre lignes, d'un ftyle noble, clair & concis. II le préfenra a la fée, en lui demandant fi elle approüvoit le choix qu'il avoit fait. La fée le lut tout Tome XXVIUt I

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