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fïjZ, HlSTOÏRE

Je fuis bien fiché qu'Abor la refufe, dit Tin; fa probité auroit confolé de la perte d'un prince qui a toujours été le père de fes peuples, 1'ami non fufpeót de fes voifins, le protecFeur des fciences & des arts. C'-toit un grand prince, fans doute, dit la princefle de Blanchebrune: mais vous avourez cependant qu'il fit des loix bien bifares au fujet du mariage. En quoi bifares, dit Titi? Eiles ne le font que paree qu'elles font contraires i nos ufages; mais, d'ailleurs, ne peur-on pas dire qu'elles font plus naturelles que les notres, Sc par conféquent plus raifonnables? Il me femble que dans tous les paysoü le mariage n'eft confidéré que comme un contrat civil, on devroit établir les loix du prince de Felicie. Il permet de s'unir aux conditions qu'il plaït naturellement aux contradans de s'accorder. En conféquence de quoi ils peuvenr s'engager Fun a 1'autre pour un tems ou pour toujours. Se permettre plufieurs femmes ou plufieurs maris-, car il a trouvé jufte que les droirs fuftent égaux; ftipuler en cas de féparation des dédommagemens pour 1'un ou pour 1'autre, régler 1'état des enfans. Qu'amvet-il de la? qu'on ne voit point dans fon pays de filles débauchées, de femmes efclaves malheuxeufes de leurs maris; ni de maris défefpérés pat Ja mauvaife humeur ou par 1'infidélité de leufi femmes. Que les families ne s'éteignent point,

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