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14^ HlSTOIR.2

tus. Que dites-vous de tout cela , demanda Titi 3 Diamantine ? Je dis, répondit la fée, que j'y vois une perfecFion de fentimens qui vous rend tous dignes de mon eftime & de 1'attachement que je vous ai voué; il n'y a point de princes au monde capables d'un fi grand défintéreflement. Je vois bien , reprit Titi, qu'il faudra que la fouveraineté de Felicie ferve a payer les dettes de ma coufine de Blanchebrune & les miennes , & que ce duché foit donné au père de 1'Eveillé. A cette déclaration toute la compagnie fit un cri de joie , Ia fée même ne put s'empêcher de faire éclater la fienne , & d'embrafler Titi en applaudiflant a cette réfolution. En vérité, dirent les deux princefies, nous vous en aurions prié , fire , fi nous avions ofé le faire, & nous avions réfolu d'en dire ce foir un mot a madame , continuèrentelles, en marquant Bibi. II y a long tems que j'y penfois de moi-même, répondit-elle; mais je n'ofois en parler. Recevez de moi, mon prince , continua-t elle, en s'adrefTant a 1'Eveillé, les premières félicitations &c les plus fincères qu'on puhTe vous faire ; recevez les miennes , dit l'un, recevez les miennes , dit 1'autre. Toure la compagnie le félicitoit. Il ne pouvoit répondre que par des révérences a droite , i gauche , de tous les cotes. Enfin , arrêtant fes regards fur Titi : En vérité , fire, Wi dit-il, c'ejï une trop belle foitune pour un

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